L’indice des prix à la consommation en France pour le mois d’août est ressorti à 1,9%, selon les données provisoires publiées par l’Insee. Cette bonne nouvelle est tempérée par une révision à la baisse de la croissance au deuxième trimestre par l'institut, qui passe de +0,3% à +0,2%.
La moisson 2024 a été catastrophique en France, fragilisant la filière qui ne profite même pas d’une remontée des cours car le reste du marché s’équilibre.
La croissance se maintient au même rythme qu'en début d'année dans l'Hexagone. En revanche, la consommation des ménages a reculé de 0,5% au mois de juin.
Le marché locatif poursuit sur sa tendance malgré le contexte politique et les Jeux olympiques. Les acteurs de l’investissement semblent entrevoir de premiers signes positifs.
Pour la première fois depuis le deuxième tour des législatives, l’Agence France Trésor a pu emprunter 11,5 milliards d’euros dans des conditions qui continuent à être bonnes malgré le contexte politique.
Le pays reste structurellement déficitaire, contrairement à ses voisins européens. Sa dette nette envers l'étranger s’est encore dégradée de 3,1% de PIB entre 2022 et 2023, pour atteindre près de 800 milliards d’euros. Une source de fragilité.
Le Conseil des gouverneurs se réunira jeudi. Malgré des taux encore restrictifs, l’inflation persistante dans les services apparaît comme le principal frein à une nouvelle baisse dès juillet.
Le ministre de l’Economie assure que ses prévisions de recettes fiscales restent valides en réponse au rapport publié par la Cour des comptes le 15 juillet qui affirme le contraire.
Dans son rapport annuel, la Cour des comptes relève que la dernière trajectoire publiée par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire prévoit non seulement des baisses massives de dépenses de 50 milliards d’euros mais aussi, implicitement, une hausse des prélèvements obligatoires de 21 milliards d'euros sur deux ans
L’indice harmonisé, qui permet une comparaison européenne, est lui confirmé à +2,5%. L’inflation connaît en revanche un léger recul en Espagne, malgré les hausses de prix liées à la saison touristique.
L'attentisme économique, le coup d’arrêt des prêts en France et les incertitudes sur les taux pourraient différer les bénéfices qui étaient attendus sur la hausse des marges d’intérêts, selon S&P.
L’institut statistique prévoit une hausse de 0,5% du PIB cet été, avec un effet de 0,3 point lié aux JO, mais un recul de 0,1% au dernier trimestre. Sur l'ensemble de l'année, la croissance atteindrait 1,1%, comme en 2023.
Le prochain gouvernement aura du mal à réduire ses dépenses et sera tenté d'en adopter de nouvelles. Avec le risque d’être plus rapidement sanctionné par les marchés et les agences de notation que par la Commission européenne.
Depuis plusieurs décennies, la France a accumulé un fardeau financier au fur et à mesure des crises, sans jamais le résorber, malgré l’alternance politique.
Le calme des marchés obligataires au lendemain des législatives conforte la tentation de l'immobilisme en France. Ce serait une grave erreur. L'éditorial d'Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction.