L'économie française devrait continuer à tourner au ralenti jusqu'à la fin de l’année
Jeudi, l’Insee a revu en baisse sa prévision de croissance de l'économie française au deuxième trimestre, en raison notamment d’une baisse de la consommation et de l’investissement des ménages, tandis que l’inflation va continuer de refluer en juin.
Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait augmenter de 0,1% au deuxième trimestre (révisé en baisse de 0,1 point), en ligne avec les dernières perspectives formulées pas la Banque de France.
«La consommation des ménages fléchirait au printemps du fait d’un nouveau repli de la consommation alimentaire, puis ne se redresserait que légèrement au second semestre», a commenté l’Insee dans sa note de conjoncture de juin.
L'économie devrait croître dans la même proportion au troisième trimestre, puis de 0,2% au dernier trimestre 2023, soutenue par les exportations, en particulier avec les livraisons aéronautiques et navales.
+0,6% sur l’année
Sur l’année, l’institut anticipe une croissance de 0,6% du PIB de la France, contre 2,5% l’année dernière, une anticipation moindre que celle du gouvernement français.
Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a maintenu fin mai sa prévision de croissance économique pour la France à 1% pour l’ensemble de l’année en dépit d’un contexte jugé «plus difficile».
Du côté de l’inflation, les signes d’un reflux commencent à se concrétiser, dit l’Insee, qui a confirmé jeudi une hausse de 5,1% de l’indice des prix à la consommation (IPC) sur un an au mois de mai, après 5,9% en avril.
«Ce recul de l’inflation s’explique notamment par la baisse sur un an des prix des produits pétroliers (...) mais aussi par le ralentissement des prix d’autres biens et services, y compris ceux de l’alimentation (qui augmentent tout de même de plus de 14% sur un an, et de 19% sur deux ans)», dit l’Insee dans sa note.
A lire aussi : Le PIB a accéléré au premier trimestre dans la zone G20
Pour le mois de juin, l’institut a revu en baisse son anticipation d’inflation en France à 4,6%, contre 5,4% précédemment. Ce taux devrait atteindre 4,4% en décembre sur un an.
Au cours du second semestre 2023, la hausse des prix des produits alimentaires pourrait nettement ralentir pour retomber à 7,4% en décembre, selon l’Insee.
Les services deviendraient le troisième plus gros contributeur de l’inflation à la fin de l’année, après l’alimentation et le tabac, car la hausse des prix s’y diffuse de façon plus lente que dans les autres secteurs, ont expliqué les analystes de l’Insee aux journalistes.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
La Banque du Japon maintient son taux directeur avant une prochaine hausse
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive. -
La croissance en zone euro dépasse les prévisions malgré la France
Le PIB a augmenté de 0,4% au troisième trimestre, plus que le chiffre de 0,2% anticipé, mais ralentit par rapport à la croissance de 0,6% enregistrée au deuxième trimestre. Avec des situations très contrastées, notamment entre la France et l’Irlande. -
Les enjeux politiques des «midterms» occultent les défis économiques
Les élections de mi-mandat qui se tiendront mardi 3 novembre aux Etats-Unis pourraient acter un basculement du Congrès du côté démocrate. De quoi garantir d’âpres bras de fer budgétaires face à Donald Trump, mais sans changer vraiment la trajectoire de l’économie ni résoudre les problèmes des Américains.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Peut-on interdire la théorie du « grand remplacement » comme le réclame le maire de Trappes ?
Ali Rabeh a appelé vendredi à l’interdiction de la théorie raciste du « grand remplacement », qui aurait « armé » le tireur de l’attentat des Yvelines. Le constitutionnaliste Benjamin Morel s’inquiète d’une mesure « contre-productive » qui risquerait de contrevenir à la liberté d’expression. -
Mondes émergentsLe Brésil, notre partenaire stratégique
L’Europe dispose d’une opportunité qu’elle doit saisir. Les échanges entre l'Union et le Brésil ont atteint 100 milliards de dollars en 2025, presque à l'équilibre -
Tribune libreGrand âge contre jeunesse : le faux dilemme qui nous coûtera cher
Entre 2027 et 2032, la France comptera un million de personnes supplémentaires de plus de 75 ans ; plus de 800 000 Français entreront en Ehpad