Les grands investisseurs sont revenus massivement sur les taux mercredi, mais le rallye a suivi différentes stratégies : sur le plus court terme aux Etats-Unis, plus risqué en Europe avec la dette italienne. Et le mouvement ne semble pas devoir se poursuivre suffisamment pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.
L’accord de cessez-le-feu en Iran a inversé la tendance sur les marchés. Mais certains actifs, comme le pétrole, les pays émergents ou les taux en zone euro ne retrouveront pas leur niveau d'avant-guerre, car la situation géopolitique et économique reste incertaine.
Même si la croissance peut être stimulée à court terme, les budgets publics sont durablement affectés par les dépenses de défense et encore plus en cas de guerre, selon le FMI, qui publie deux nouveaux chapitres de ses perspectives économiques mondiales.
L'inclusion du pays dans les indices mondiaux de Russell pourrait attirer 6 milliards de dollars de flux d'investissement. Un mouvement similaire de la part de MSCI est espéré d'ici 2030.
Le cours du Brent est retombé sous 100 dollars le baril dans la nuit de mardi à mercredi après que Donald Trump a annoncé une trêve de deux semaines censée permettre la réouverture du détroit d'Ormuz. Les marchés d'actions et de taux affichent leur soulagement.
Les options retenues par le Parlement sur le projet de loi et par le Conseil fédéral sur les ordonnances influenceraient les montants que le géant bancaire suisse devrait émettre en capital «dur» ou en dettes subordonnées AT1 si jamais les réformes devenaient un peu plus souples que les propositions initiales.
L’indice FAO des prix alimentaires pour le mois de mars est en hausse de 2,4% par rapport à février, à cause de la hausse des prix de l’énergie et des engrais, atténuée par l’abondance de la production de céréales.
Le Brent et le WTI, des contrats à terme sur les prix du brut, ne sont qu’une partie de ce vaste univers complexe et varié, avec notamment un marché physique divisé entre l’Asie et l’Europe, aujourd’hui disloqué par le conflit.
L’activité s’est fortement réduite. Seule Veolia a émis sur le segment investment grade. Cette opération, sans prime d’émission, témoigne de la demande toujours soutenue.
Le marché locatif des bureaux affiche une baisse de 15% au premier trimestre, à nouveau freiné par le contexte économique et politique, et marqué par une recherche de qualité et de moindre loyer.
Les sociétés de gestion du Panel Crédit de L’Agefi sont une majorité à avoir revu en baisse leur exposition à la classe d’actifs et leur perspective sur les spreads.
C'est la première fois depuis dix ans que les gérants interrogés par L'Agefi réallouent leurs portefeuilles aussi rapidement. Les actions ne pèsent plus que 48% des portefeuilles, contre 53% un mois plus tôt. Un allégement qui profite surtout à l’obligataire et au cash.
Les progressions attendues à un an (+6,9 % pour le Nikkei, +7,6 % pour le CAC 40, +8 % pour l’Euro Stoxx 50) ne suffiront pas à effacer les pertes de mars 2026. Le S&P 500 pourrait gagner 10 % sur les douze prochains mois.
La crise iranienne et son lot de perturbations influent sur les prévisions de taux des gérants, mais ces derniers comptent sur une certaine modération de la part des banques centrales.
Aux Etats-Unis, 178.000 nouveaux postes ont été créés le mois dernier alors que les économistes en attendaient moins de 60.000. En février, la dynamique a en revanche été encore plus mauvaise qu'estimé initialement.
L’écart entre ces deux références sur les marchés de futures sur le pétrole est normalement en défaveur du Brent. Cette inversion s’explique par la forte demande de livraisons immédiates. Le WTI est au plus haut depuis août 2022.
Si la hausse des prix de l'énergie augmente mécaniquement l'inflation, l'argument en faveur de hausses préventives des taux de la BCE est faible dans le contexte actuel, argumente Michala Marcussen, chef économiste du groupe Société Générale.
Les actions, les dettes et les devises émergentes sont désormais en baisse, affectées par la hausse des prix de l’énergie provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz.
Ces stratégies équilibrées mêlant actions et obligations ont été affectées par la recorrélation des actifs, consécutive à la flambée des prix de l’énergie et aux craintes de stagflation, avec peu d’actifs refuges.
Au-delà de ses effets escomptés sur l’économie, l’intelligence artificielle provoque aussi des rivalités et jeux de pouvoir entre Etats et acteurs privés, dans lesquels l’Europe cherche sa voie.
Les plateformes de taille moyenne, les technologies émergentes et la hausse de la demande en électricité continueront de stimuler cette classe d’actifs.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
La forte progression des valeurs liées à l’IA depuis plusieurs jours pourrait n'être qu'un phénomène de rattrapage. Les investisseurs attendent en réalité une accalmie au Moyen-Orient pour se repositionner sur les actions d'autres secteurs.
Baisse de l’aide au développement, recul des investissements étrangers, diminution de la dette extérieure… Les 70 pays à faible revenu sont confrontés à des changements importants et doivent, selon le FMI, mettre en œuvre une discipline budgétaire exemplaire pour attirer les capitaux.