Entre de bonnes récoltes et une faible demande, les prix du blé varient dans des fourchettes plus resserrées, indépendamment des tensions géopolitiques et commerciales, et restent globalement plutôt tirés vers le bas par des prix du maïs.
Le déficit budgétaire a été nettement plus important que prévu en août outre-Manche, effaçant la bonne surprise de juillet. La pression monte sur la ministre des Finances Rachel Reeves à deux mois de la présentation de son budget rectificatif, et les taux se tendent.
Le graphique ci-dessous présente les ratios cours/bénéfices trimestriels de l’indice S&P 500 pondéré par la capitalisation et de sa version équipondérée ainsi que sa moyenne depuis 2010. A première vue, l’indice S&P 500 affiche un niveau de valorisation relativement élevé, (23,5 fois les bénéfices, contre environ 30 fois au début des années 2000), alimentant les inquiétudes quant à une possible survalorisation.
Le mois d’août a été relativement calme pour les marchés actions, malgré un newsflow soutenu et la résurgence du risque politique en France. Dans l’ensemble, les risques baissiers et l’incertitude ont certes persisté, qu’il s’agisse des interrogations autour de l’indépendance de la Fed, de la soutenabilité de la dette ou encore de la légalité des droits de douane imposés par l’administration Trump. Néanmoins, les marchés actions ont davantage porté leur attention sur des indicateurs plus fondamentaux, soutenus par une saison de résultats solide et par une Fed dont l’évolution de la fonction de réaction vers le marché de l’emploi laisse entrevoir un prochain assouplissement monétaire.
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé, face à une inflation en hausse, et diminué le rythme de réduction de son bilan pour éviter de plus fortes perturbations sur les dettes à long terme.
Les flux attendus ou déjà constatés de gaz naturel liquéfié en provenance des Etats-Unis vers l’Europe et de Russie vers la Chine ont permis de stabiliser les prix, malgré des stocks très en retard pour la saison.
Les marchés d'actions comme d'obligations affichent des performances inédites sur la décennie. Ils sont soutenus par la baisse du dollar et désormais par l’assouplissement monétaire de la Fed. Mais des défis demeurent.
Les investisseurs sont venus plus nombreux que lors de la crise gouvernementale de la rentrée, et n’ont pas particulièrement mis de pression sur les taux.
Résultats trimestriels, vote en assemblée générale, contrôles du gendarme boursier : au nom de l'efficacité, Washington mine les prérogatives des investisseurs au profit des entreprises cotées et de leurs dirigeants. Au risque de fragiliser l'un des fondements de Wall Street.
Les droits de douane mis en place par les Etats-Unis ont provoqué par ricochet une réaction des autres pays. Les équilibres du commerce mondial sont en train d'évoluer et la Chine est au centre du jeu.
Ces couvertures expliquent un paradoxe apparent depuis la forte baisse des marchés déclenchée par les tarifs douaniers de Donald Trump en avril : les actions américaines ont effectué un retour en force sans déclencher de remontée du dollar, dont la remise en question reste une tendance de fond.
La banque centrale américaine a ramené la fourchette haute de son taux directeur à 4,25%. Seul Stephen Miran, récemment nommé par Donald Trump, était partisan d'une baisse plus marquée.
Les investisseurs restent disciplinés sur les dossiers les plus compliqués qui sont bien identifiés. En revanche, les spreads du compartiment CCC, le plus risqué, sont les plus larges depuis le début de l’année, contrairement au reste du marché. Le marché primaire montre pour sa part des signes d’exubérance.
Eurostat a révisé de 2,1% à 2% le taux d’inflation pour la zone euro en rythme annuel en août, et de 0,2% à 0,1% en rythme mensuel. Et a confirmé que la croissance des salaires a encore été tirée par l’Allemagne et les Pays-Bas au deuxième trimestre.
Les agences de notation ont élaboré des méthodologies assez complexes pour relier l'évaluation des «covered bonds» à celle des banques émettrices et de leur Etat d’origine. La situation de la France offre un nouveau test.
Lors de la deuxième visite d’Etat du président américain au Royaume-Uni, mercredi et jeudi, les échanges commerciaux et les droits de douane seront à l'ordre du jour. Les géants technologiques ont déjà annoncé de vastes investissements, dont 30 milliards de dollars pour Microsoft et 5 milliards de livres sterling pour Google.
Plus d’un an après leur pivot accommodant de l’été 2024 à la suite de la baisse de l’inflation, les banques centrales et notamment la Fed, sont de nouveau la principale source d’espoir des investisseurs pour les prochains mois.
Quel rôle les investisseurs et les entreprises peuvent-ils jouer ensemble pour lutter contre la déforestation ? C’est à cette question centrale que répondent Alix Roy, analyste ESG chez Ecofi, et Bertrand Swiderski, directeur RSE du groupe Carrefour, dans cet épisode du “Podcast 2030 - Investir Demain”.
Quel rôle peuvent jouer les investisseurs dans l’accompagnement des acteurs de terrain vers des solutions énergétiques innovantes ? C’est à cette question que répondent Shirley Chojnacki, directrice d’investissement infrastructure énergétique chez Edmond de Rothschild Asset Management, et Michael Coudyser, directeur général de Corsica Sole, dans cet épisode du “Podcast 2030 - Investir Demain”.
Pour conclure ce premier cycle du Think Tank 2030, Investir Demain, Claire Martinetto, présidente du directoire d’Ecofi, et Bertrand Badré, fondateur et managing partner de Blue Like an Orange Sustainable Capital, sont revenus sur les grandes conclusions des ateliers du groupe de travail «Ressources Essentielles». Entretien.
Les indicateurs de l’institut Zew perçoivent un frémissement d’optimisme concernant les perspectives économiques de toutes les zones couvertes. La perception de la situation, elle, bégaie.