Le Panel Crédit de L’Agefi se montre plus mesuré sur l’évolution des spreads, même si la classe d’actifs continue de résister malgré certaines tensions sur les marchés. Le risque est désormais un écartement, notamment du fait d’un primaire très abondant.
La volonté de Kevin Warsh de réduire les occasions de communication de la Fed, jusqu'à la possible réduction du nombre de réunions du FOMC, ne manque pas de perturber les marchés, du moins à court terme, fait valoir Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe, responsable de la recherche macroéconomique, département des études économiques groupe BNP Paribas.
L’indice des prix alimentaires de la FAO montre une augmentation de tous les produits, qu’ils soient d’origine végétale ou animale. En cause : les aléas météorologiques et les blocages dus aux tensions géopolitiques, qui n’ont pas de raison de s’estomper.
Trois instituts de conjoncture, dont l’Ifo, ont revu en nette hausse leurs prévisions de croissance pour 2026 et 2027. Une bonne nouvelle pour le chancelier Friedrich Merz, à quelques jours d’une élection régionale à haut risque.
Alors que la situation en mer Noire est devenue bloquante pour ces marchés, un commentaire de Vladimir Poutine a permis un relâchement des cours de 3% jeudi. Cela n’enlève rien aux mauvaises récoltes constatées sur le blé et celles anticipées sur le maïs.
A l’issue de longs mois de travaux, la mission d’information sénatoriale sur les prélèvements obligatoires sur les entreprises a rendu son rapport d’information le jeudi 3 septembre 2026.
L’indice de surprise économique mondiale a enregistré sa période la plus longue en territoire positif depuis le rebond qui avait suivi la crise financière de 2008. Cette résilience économique, grâce aux investissements dans l’IA et malgré le choc énergétique, explique aussi la hausse des taux.
Le mois d’août a été bénéfique à la zone euro, mesurent les indices PMI. La croissance s’est montrée résiliente, poursuivant le rythme instauré en juillet. L’Espagne et l’Italie sont dans des dynamiques très positives, alors que l’Allemagne se montre plus modérée. La France est au contraire dans une tendance négative.
Les investisseurs continuent à investir sur les obligations françaises malgré l’inquiétude remontée cet été autour des taux en général et de la dette française en particulier.
L’institut de conjoncture économique prévoit désormais 1,4% de croissance cette année et 1,2% en 2027 grâce aux effets des plans de relance et à l’activité soutenue à l’international, permettant de compenser les effets des prix élevés de l’énergie.
Les taux montent, à près de 7% pour les prêts hypothécaires sur 30 ans, mais les prix ne diminuent pas, faute de biens à vendre. Les propriétaires, qui ne souhaitent pas contracter un nouveau prêt à un taux plus élevé, sont moins mobiles. La loi-cadre adoptée fin juin au Congrès sans le soutien de Donald Trump ne changera pas la donne à court terme.
L’inflation à plus de 4% et la reprise économique en cours ont conduit l’institution à relever son taux directeur de 25 points de base, moins de deux mois après l'avoir déjà porté à 2,50%.
La banque centrale a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25%, constatant une reprise de l’économie canadienne et une inflation sous-jacente à 2%. Elle reste toutefois vigilante sur les conséquences de la guerre tarifaire enclenchée par Donald Trump.
La hausse des taux longs japonais et la pression des Etats-Unis vont dans le sens d’une hausse de taux plus rapide qu’attendu initialement, mais la Banque du Japon veut garder son propre tempo.
Le métal jaune a effacé la moitié de ses gains d’août, son meilleur mois depuis le début de l’année. Il est affecté par les anticipations de resserrement monétaire de la Fed, la hausse du dollar et le rebond des taux longs, principalement les taux réels.
Les échanges de tirs entre les Etats-Unis et l’Iran compromettent chaque jour un peu plus la trêve annoncée, même si le secrétaire américain à l’Energie affirme que 17 millions de barils de pétrole ont transité par le détroit d’Ormuz lundi. Les cours du Brent et du brut WTI ont atteint un plus haut depuis le 24 juillet.
La guerre au Moyen-Orient, l’inflation et les dettes publiques en hausse font grimper les taux longs des grandes économies. Les Etats-Unis font pression sur le Japon, leur principal bailleur, pour reprendre la main alors que la dette américaine atteint un record.
Les parlementaires proposent que le groupe puisse toujours recourir aux dettes subordonnées AT1 pour capitaliser ses filiales étrangères, contrairement à ce que prévoit le projet de loi fédéral.
De nombreux assureurs montrent de plus en plus d’appétit pour les opérations de titrisation avec transfert de risque significatif (SRT), en proposant aux banques davantage de structures sans transfert préalable des fonds destinés à couvrir la garantie («unfunded»). Une pratique potentiellement plus risquée en cas de tensions systémiques.
Alors que les actions ont bénéficié d’une bonne saison des résultats, les taux ont atteint des niveaux records depuis plusieurs décennies, face aux craintes d’inflation persistante et aux risques budgétaires. L’or en a aussi profité. Septembre débute sur la même dynamique.
En détenant la quasi-pleine propriété de la plateforme espagnole de services d’investissement, Euroclear renforce son activité européenne dans les fonds.
L’inflation devrait rester bien au-dessus de la cible de 2% jusqu’au premier trimestre 2027, à cause de la hausse des prix effective sur l’énergie et celle à venir sur les denrées alimentaires. Malgré un ralentissement de l’inflation dans les services, cela confirme la probabilité d’une hausse de taux de la Banque centrale européenne dès le 10 septembre.
La croissance du secteur est repartie en Allemagne avec une hausse des carnets de commandes, selon les indices PMI, mais la reprise en France ne convainc pas tandis que l’activité se contracte en Espagne et Italie.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Andrew Bailey, le président du Comité de stabilité financière, le FSB, a adressé un courrier au G20 Finances pour inciter à mieux encadrer juridiquement les modèles d’IA « de pointe » et à augmenter le niveau de protection contre les risques cyber.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.