Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Les économistes de l’institution monétaire ont décrit les mécanismes qui mènent les innovations de rupture à des corrections de marché. L’euphorie autour de l’IA n’y échappera pas, avec des conséquences pour l’économie européenne.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Le PIB japonais a moins progressé que prévu au deuxième trimestre, pour des raisons ponctuelles. Pas de quoi faire fléchir la Banque du Japon qui veut accélérer le rythme de son resserrement monétaire pour accompagner le yen.
La production industrielle et les ventes au détail ont moins progressé que prévu en juillet, en raison de la faiblesse de la demande intérieure mais aussi de la météo. Ce qui traduit un début de second semestre difficile.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Le PIB a progressé de 0,4% au deuxième trimestre par rapport au premier, confirmant une première estimation et la résistance de l’union monétaire malgré le conflit au Moyen-Orient.
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech.
La banque centrale norvégienne a, comme attendu, laissé son taux directeur inchangé à 4,25%, tout en se montrant plus accommodante, avec le retrait de la mention d’une hausse supplémentaire, compte tenu d’une inflation plus faible. Elle reste toutefois vigilante, avec désormais les données économiques comme guide.
Le PIB a progressé plus que prévu en juin et même si la croissance a ralenti au deuxième trimestre, elle reste soutenue et montre la résilience de l’économie face au conflit au Moyen-Orient. Mais les économistes anticipent un nouveau ralentissement à l’approche du premier budget d’Andy Burnham, le nouveau premier ministre britannique.
La perspective de droits de douane américains sur le cuivre a relancé les arbitrages entre le Comex et le LME, provoquant une pénurie sur ce dernier marché et propulsant les prix vers les sommets. Au-delà de cette question, ce métal clé dans les transitions énergétique et numérique dispose de fondamentaux solides.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
Les économistes ont revu en légère hausse leurs prévisions de croissance pour la France et l’Allemagne après les données du deuxième trimestre. Mais l’incertitude demeure. La sécheresse en Europe s’ajoute désormais au conflit au Moyen-Orient.
L’Agence internationale de l’énergie a revu en baisse ses prévisions d’offre et de demande mondiale de brut dans son rapport mensuel, alors que le conflit au Moyen-Orient s’est intensifié.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
Après Alphabet sur le marché obligataire, Intel a bouclé une levée de 20 milliards de dollars à Wall Street. Ils ont tous deux profité d’une fenêtre de marché favorable après la correction de juillet. Nvidia a annoncé un accord de 500 milliards avec plusieurs fonds.
Avec la disparition d'André Lévy-Lang, à l'âge de 88 ans, s'éteint une figure singulière de la finance française, un homme qui aura su conjuguer exigence intellectuelle, rigueur scientifique et vision du bâtisseur, se souvient Marie Brière, directrice générale de l'Institut Louis Bachelier.
La banque centrale australienne a maintenu son taux directeur à 4,35% mais laissé la porte ouverte à une hausse d’ici à la fin de l’année compte tenu d’une inflation persistante, ce que le marché a pris en compte.
A l’instar du marché public, la dynamique reste soutenue sur les segments Schuldschein et US PP. En revanche, le marché Euro PP n’a compté qu’une seule transaction au premier semestre.
L’indice des prix à la consommation n’a progressé que de 0,5% sur un an en juillet, largement sous les attentes des économistes. Les prix à la production fléchissent également, marquant un coup d’arrêt à la reflation des derniers mois, dans un contexte de faiblesse persistante de la demande intérieure.
Jamais autant d’argent n’a été consacré au climat. Pourtant, selon le Climate Policy Initiative, moins d’un quart des financements nécessaires est aujourd’hui au rendez-vous.
Les cours du brut sont repartis à la hausse alors que l’accord entre l’Iran et Oman n’assure pas une réouverture rapide du détroit. Le conflit s’étend désormais au Yémen et à l’Arabie saoudite.
Le marché du travail s’est contre toute attente affaibli le mois dernier aux Etats-Unis, avec 23.000 pertes d’emplois. Les actions accélèrent à la hausse, les taux se resserrent et le dollar recule. La hausse de taux de la Fed de septembre se trouve remise en question.
Le yen est reparti à la baisse face au dollar malgré l’intervention coordonnée de la BoJ avec Washington et l’avertissement de nouvelles opérations similaires.
Les exportations ont progressé plus que prévu en juillet en Chine, portées par les investissements dans l’IA, permettant de compenser la fragilité de la demande intérieure. Mais la persistance des déséquilibres commerciaux pourrait crisper ses partenaires commerciaux.