Le cofondateur de la société de gestion Capital Fund Management, pionnier de l'éconophysique, évoque l'utilité de son approche pour les investisseurs et les régulateurs. Il appelle notamment les économistes à sortir du mythe de la précision des prévisions.
Le gestionnaire d'actifs écossais abrdn vient de décollecter 17,6 milliards de livres sterling en 2023 selon ses résultats annuels publiés le 27 février 2024.
L’optimisation de Markowitz, prix Nobel en 1990, décédé en juin 2023, a eu un impact majeur sur la finance. Elle a influencé la gestion discrétionnaire d’actifs, avec une meilleure diversification, les gestions systématiques (portefeuilles risk parity, minimum variance, maximum diversification, fonds alternatifs quantitatifs), ainsi que la restructuration de l’industrie autour des indices et des ETF (exchange-traded funds), mais aussi la finance d’entreprise, avec la fameuse formule du MEDAF (Modèle d'évaluation des actifs financiers) qui définit depuis les taux d’actualisation ou les taux de rendement exigé.
Que ce soit dans ses formes publiques (résolutions, confrontation dans les médias) ou via un dialogue privé avec les dirigeants d’entreprise (1), l’engagement actionnarial est depuis longtemps un levier d’action clé des investisseurs ISR (investissement socialement responsable). Cependant, les résolutions sur des sujets sociaux et environnementaux obtiennent souvent des scores faibles et sont rarement adoptées. Et aux Etats-Unis, celles concernant des sujets ESG étant généralement non engageantes (non-binding), un score élevé n’a pas non plus forcément d’impact important sur le comportement de l’entreprise. Les dialogues privés entre activistes et dirigeants seraient en fait les plus efficaces pour influencer le comportement d’une entreprise. De manière générale, les recherches montrent un effet plutôt positif de l’engagement sur la performance ESG des sociétés ciblées. Les années récentes sont d’ailleurs marquées par une forte augmentation du nombre de résolutions sur des sujets climat.
Sur un marché où l’épargnant est friand de fonds actions, la concurrence des sociétés de gestion étrangères pousse à la consolidation des boutiques locales.
L’Europe met la dernière main à la réglementation de ses agences de notation extra-financière. Salué sur le fond, le texte sur l'accord provisoire reste néanmoins contesté sur divers points par les acteurs paneuropéens.
Les gestionnaires d'actifs tentent de se faire une place sur TikTok, YouTube ou Instagram. Mais ils doivent composer avec les « finfluenceurs », stars du conseil sur ces réseaux.
Deux de ses chercheurs ont publié un article pour démontrer que les méthodologies de construction des ETF ESG ont une forte incidence sur la performance.
L’association CFA Society France s’est interrogée, jeudi 8 février à l’occasion d’un panel, sur la faible allocation des investisseurs français aux hedge funds.
L’UE fait le pari de la transparence plutôt que celui d’imposer des normes méthodologiques aux agences de notation ESG. Celles-ci seront par ailleurs soumises à des règles assez strictes pour prévenir les conflits d’intérêts. Suffisant pour réhabiliter ce secteur clé de la finance verte aux yeux des investisseurs ?
La société de gestion écossaise abrdn, dont la décollecte nette persiste depuis sept ans, s'engage dans une nouvelle phase de transformation censée lui redonner de la compétitivité. Elle vise au moins 150 millions de livres d'économies d’ici 2025.
Les sociétés de gestion sont engagées dans une course contre la montre en vue de répondre à la future exigence de règlement-livraison en un jour effective fin mai 2024 sur une partie des instruments financiers américains. Ce changement force la main à l’Europe et au Royaume-Uni qui réfléchissent à un mouvement similaire.
En constante évolution à coups de nouvelles lois, les dispositifs d’épargne salariale et d’épargne retraite en entreprise croissent. Mais le marché reste captif des acteurs historiques, malgré l’assaut de nouveaux entrants.
Le rachat du géant des infrastructures GIP ne sera pas aussi transformant pour BlackRock que celui de BGI en 2009, mais va bousculer l'industrie. L'éditorial d'Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction de L'Agefi.
Les acteurs du secteur voient dans ces nouveaux produits le signal d’une institutionnalisation et d'une démocratisation des cryptoactifs, qui pourraient profiter aussi au marché européen.
Les consultants spécialisés sur la gestion d'actifs sont optimistes sur la résurgence des opérations de fusions-acquisitions dans le secteur de l'asset management, qui ont observé en 2023 leur niveau le plus bas depuis 2017.
Après une décennie enchantée, le secteur de la pierre a trébuché en 2023. L’Agefi livre les principaux événements qui ont touché un marché qui peine à se relever.
L’Agefi esquisse le bilan annuel d’une industrie en perpétuelle innovation, dopée par la performance boursière de certains secteurs et l’indéfectible fidélité des investisseurs.
Si la date d’entrée en application du règlement Eltif* 2.0 est bien gravée dans le marbre (10 janvier 2024), il en va différemment des quelques dernières pièces maîtresses de cette réglementation encore attendues par la plupart des acteurs du marché, au premier rang desquelles figurent les regulatory technical standards (RTS) dont l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) vient tout juste de publier une première version (19 décembre 2023). Mais l’ultime mouture devra encore être validée par la Commission européenne.
Année riche en élections, 2024 devrait aussi être celle du pivot des banques centrales, avec de lourdes conséquences sur le mix actions-obligations des portefeuilles.