Le gouvernement souhaite engager une réflexion avec les départements avant de la mettre en place. Il promet aussi une «très grande réforme» de la fiscalité foncière.
Le baromètre du Conseil des prélèvements obligatoires pointe un nouveau pic dans le rejet des impôts et une défiance importante dans la capacité du gouvernement français à utiliser efficacement l’argent public. La perception est plus nuancée en matière de fiscalité du patrimoine et des droits de succession.
Dans un récent rapport sur l’indemnisation des investisseurs pour fausse information sur les marchés financiers, le Haut Comité juridique de la place financière de Paris (HCJP) fait un état des lieux des pratiques hétérogènes en Europe. Une base de travail pour de futurs débats, le rapport ne s’avançant pas à émettre des préconisations. Pourtant, si la réparation est intégrale à l’étranger, la France se borne à compenser la perte de chance.
L'institution ne recommande que des ajustements marginaux, estimant impossible de prévoir les effets d’une réforme en profondeur sur le marché immobilier. La situation des comptes publics bride tout allègement de la fiscalité pour fluidifier les ventes.
La suppression de la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés (IS) afin d'alléger la fiscalité des entreprises de 4 milliards d’euros est envisagée par la commission des finances du Sénat.
La version des parlementaires, plus ambitieuse que celle du gouvernement, élargit l'amortissement aux biens loués nus et intègre les logements anciens, à la condition de travaux. Les députés ont également réhaussé le plafond annuel.
La fiscalité du patrimoine français se fragmente et s’alourdit : allégé au sommet, l’impôt s’est diffusé à la base, transformant la propriété en variable d’ajustement budgétaire.
Simplification des exigences de reporting, création de trois nouvelles catégories de produits ESG, sortie des conseillers financiers du champ du règlement… l'avant-projet de la réforme de SFDR que présentera la Commission le 19 novembre laisse présager un important allègement réglementaire.
Les députés ont adopté en première lecture un amendement relevant de 1,4 point la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital, ce qui entraînerait une hausse mécanique de la flat tax.
La commission des sanctions a infligé une sanction de 2,5 millions d’euros à l’encontre de la structure spécialisée dans la gestion de patrimoine, et ses dirigeants pour des multiples manquements à des obligations professionnelles.
Comment les clients s'adaptent au flou fiscal ? Préparent-ils davantage leur retraite maintenant que la réforme est suspendue ? Le fondateur de BR Finance décrypte les enjeux et les inquiétudes de sa clientèle.
L'Assemblée nationale a rejeté la taxe plancher sur les hauts patrimoines, même dans sa version allégée, et recentré la réforme de la fiscalité des holdings sur les biens de luxe. Mais elle a aussi rétabli un impôt sur la fortune "improductive" qui intègre l'assurance-vie en euros.
Récemment consacré en matière financière par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, le droit au silence constitue une avancée pour les justiciables. Mais sa portée devrait être restreinte, alerte Silvestre Tandeau de Marsac.
Le ministre veut adapter l’instrument fiscal pour permettre aux salariés de reprendre les très petites entreprises, une mesure présentée comme un levier de continuité économique.
Via un amendement au projet de loi de finances 2026, il propose notamment d’aligner l’amortissement du régime LMNP à la location en nue, sous conditions. Un plan d’urgence pour le logement doit être présenté dans les prochaines semaines.
La Commission des finances a estimé qu'elle n'était pas crédible. Le texte initial du gouvernement sera débattu en séance plénière, à l’Assemblée nationale, à partir du 24 octobre.
L’Italie s’apprête à alourdir la facture de ses résidents fortunés venus de l’étranger en augmentant de 100 000 euros l’impôt forfaitaire annuel réservé aux riches expatriés.
Après les comptes bancaires, les avoirs des contrats d’assurance-vie pourraient à leur tour être saisis en cas de fraude sociale. Le gouvernement entend également muscler les sanctions contre les trusts non déclarés.
Mise en lumière par le CCSF, l'importance de ces capitaux est moins liée à des défaillances dans la lutte contre la déshérence qu’à une meilleure identification des contrats et à l’évolution des usages patrimoniaux des seniors.