L’inflation en août a progressé de 3,7% annuellement et a enregistré la plus forte augmentation depuis juin 2022 en rythme mensuel, de 0,6%. Les marchés restent cependant confiants sur un statu quo de la Fed en septembre.
Le prolongement de sa politique quantitative pourrait permettre à la Fed de prolonger les effets de sa politique restrictive, même en cas d'amorce d'une baisse des taux, estime Michala Marcussen, chef économiste du groupe Société Générale.
Un taux de chômage passé de 3,5% à 3,8% en août confirme la position des marchés qui anticipent de plus en plus un statu quo de la Fed pour les prochains mois.
La Fed de Kansas City, organisatrice de l'événement, s’est intéressée davantage aux changements structurels qu’aux thèmes d’actualité les plus brûlants.
La Réserve fédérale américaine a monté son principal taux directeur de 25 points de base, le faisant passer de 5,25% à 5,5%. Un plus haut depuis 22 ans.
Les bonnes nouvelles sur le front de l’inflation américaine ont affaibli la probabilité de nouvelles hausses de taux de la Fed et donc le billet vert. Mais de bonnes nouvelles sur la croissance pourraient rapidement réenclencher un mouvement inverse.
La baisse a été plus forte qu’attendu, à 3% en juin, y compris pour l’inflation sous-jacente, même si le débat sur la fin du resserrement monétaire n’est pas complètement tranché.
La normalisation monétaire de la Fed et de la BCE implique aussi, à côté des hausses de taux courts, une diminution de leurs bilans, gonflés durant la crise par les achats d’actifs. Une étude présentée au Forum de Sintra chiffre jusqu’à 90% la baisse des réserves induite. D’autres observateurs estiment que le processus serait rapidement contraint par des risques liés à la stabilité financière et à la liquidité.
Richard Clarida, conseiller économique global de Pimco et ancien vice-président de la Réserve Fédérale, en charge de la politique monétaire (2018-2022), revient pour L’Agefi sur les conclusions du dernier «Forum séculaire» de la société de gestion.