Après les soubresauts du printemps 2025, les détentions étrangères en bons du Trésor américains ont finalement atteint un niveau record en novembre. Seule la Chine a réduit ses investissements, officiellement.
L’Agence France Trésor (AFT) a levé 10 milliards d’euros pour une nouvelle souche à 20 ans, dans des conditions relativement bonnes. Malgré la concurrence des autres émissions souveraines et un contexte budgétaire toujours très incertain.
Le régime complémentaire des agents contractuels de la fonction publique devient ainsi le premier investisseur institutionnel à accomplir cette démarche volontaire.
Le marché primaire corporate a très bien débuté l’année des deux côtés de l’Atlantique, les entreprises profitant de conditions toujours favorables. Tous les segments de l’investment grade participent.
Après le raid au Venezuela, Donald Trump a menacé d’autres pays, dont la Colombie. Malgré ce risque, les investisseurs restent confiants sur les marchés régionaux, estimant qu’un soutien direct des Etats-Unis sera positif pour ces économies.
Les émissions d’obligations en euros, tous types d’émetteurs confondus, ont dépassé 60 milliards ce mercredi. Un record en une seule journée. Et d’autres transactions sont à venir.
Les banques européennes se portent bien, et si les moteurs de cette surperformance sont appelés à ralentir en 2026, l’attente de moindres volumes d’émissions d'AT1 face à une demande croissante pourrait encore porter cette classe d’actifs.
La première semaine de l'année est traditionnellement très active sur le marché des émissions d’obligations par les entreprises et 2026 ne devrait pas y échapper.
Les investisseurs ont rapidement digéré le raid américain. Les métaux précieux ont bénéficié de leur statut de valeur refuge face aux risques géopolitique tandis que le pétrole a progressé. Les obligations vénézuéliennes se sont envolées.
L’analyse de l’économie semble devenue de plus en plus compliquée, notamment aux Etats-Unis. Pour les panélistes de L’Agefi comme pour les banquiers centraux, cela ne facilite pas les prévisions sur les taux et les changes.
Le Panel Crédit de L’Agefi a renforcé en janvier le positionnement plus offensif qu’il a adopté en décembre. Mais il devient un peu plus prudent face à des spreads historiquement serrés.
La plupart des classes d'actifs, notamment risquées, terminent en nette hausse, non loin des sommets. Les métaux précieux affichent les meilleures performances à l'inverse du pétrole.
Faute de budget voté au Parlement, le programme d’emprunts bruts à moyen-long terme présenté par l’Agence France Trésor (AFT) pourra être ajusté en fonction de la loi de finances pour 2026, autour de laquelle reprendront les discussions en janvier.
Dans le cadre du renouvellement de ses mandats, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique vient d’attribuer trois mandats de gestion ISR, dont deux à des suppléants.
Généralement éclipsée par les trajectoires budgétaires de ses voisins européens, la Belgique affiche pourtant une dette publique légèrement supérieure à celle de la France. Le dernier accord budgétaire a été salué par les gérants, mais la stabilisation future du niveau d'endettement inquiète.
Les investisseurs vont démarrer l’année 2026 avec le même positionnement qu’une grande partie de 2025: surpondérés actifs risqués, notamment en actions. Malgré les nombreux risques qui demeurent.