Les credit default swaps d’Alphabet, de Meta et de Microsoft ont émergé ces derniers mois. Ils viennent d’intégrer l’indice des CDS IG américains. Certaines banques, dont JP Morgan, proposent des paniers permettant de se protéger contre le risque de crédit lié à l'IA.
Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
Les spreads des obligations d’entreprises en euros se resserraient après les déclarations de Donald Trump, mais la classe d’actifs avait jusque-là été résiliente, l’impact des taux étant plus marqué que celui de la marge de crédit.
Le président américain a indiqué que des discussions positives se tenaient avec les dirigeants iraniens, entraînant une subite chute du cours du pétrole et une remontée des actions.
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à craindre un conflit long et un prix de l’énergie élevé, avec des conséquences sur l’inflation, voire la croissance, sur les finances publiques et sur la trajectoire des politiques monétaires. Les marchés actions restent complaisants.
La classe d’actifs est surtout affectée par un effet devises et taux. Elle fait preuve de résilience avec un écartement des spreads limité, mais une divergence entre gagnants et perdants liée à la flambée des prix du pétrole. Un écartement supplémentaire n’est pas exclu.
Les rendements des Gilts se sont fortement écartés après une décision de la banque centrale jugée hawkish. Le taux 2 ans a bondi jusqu’à 40 points de base tandis que les investisseurs anticipent désormais près de trois hausses de la BoE cette année.
Le capital revient totalement aux mains de la famille fondatrice, 10 ans après un LBO, grâce à 10 millions d’euros d’obligations convertibles prêtés par Eurazeo.
Les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1) ont bien réagi à la guerre en Iran, mieux que les actions bancaires jusqu’à présent. Le marché primaire a même rouvert mardi avec une grosse émission d’HSBC en dollars.
La RBA a relevé son taux directeur de 3,85% à 4,10%. Elle risque de le faire à nouveau en mai, ce qui annulerait les trois baisses de taux effectuées l’an dernier et continue à porter le dollar australien.
Le groupe automobile en difficulté Stellantis a émis 5 milliards d’euros d’obligations hybrides, malgré la forte volatilité sur les marchés, pour renforcer ses fonds propres.
L’ensemble des marchés de taux a été secoué par l’envolée des prix de l’énergie et le risque d’inflation consécutif. Les Gilts britanniques ont une fois encore amplifié les mouvements, compte tenu d’une plus grande cyclicité liée au niveau d’inflation, à la sensibilité aux prix de l’énergie et à la banque centrale.
Dans sa dernière session de sélection de gérants externes qui sera présentée lors de son prochain conseil d’administration, le fonds de pension californien continue d’allouer de gros tickets à la dette privée et au capital-investissement.