Les investisseurs vont démarrer l’année 2026 avec le même positionnement qu’une grande partie de 2025: surpondérés actifs risqués, notamment en actions. Malgré les nombreux risques qui demeurent.
Après un millésime 2025 très positif sur l’ensemble des classes d’actifs des pays émergents, le marché anticipe une nouvelle bonne année sur les actions comme sur les marchés obligataires.
Le PIB a bondi de 4,3% entre juillet et septembre, sa plus forte croissance depuis deux ans, soutenu par la consommation et l’investissement des entreprises. Les investisseurs ont ajusté à la baisse leurs anticipations sur les taux de la Fed.
Après le millésime record de 2025, les banquiers anticipent une nouvelle bonne année en 2026 sur le marché primaire corporate euro, en hausse d’environ 10% pour l’investment grade, avec le soutien du M&A et des émetteurs américains, notamment de la tech.
L’année 2026 pourrait bien ressembler à 2025, année marquée par la grande divergence de performance entre les taux américains et les taux euros ou japonais. Avec partout une tendance à la pentification et à la hausse des primes de terme.
Après une année 2025 active, ces émetteurs vont accroître leur présence en 2026 sur le marché obligataire en dollar mais aussi en euro. Ils devraient représenter entre 10% et 20% des nouvelles émissions. De quoi bousculer le marché et l’évaluation par les investisseurs.
Berlin a détaillé jeudi son programme de financement 2026, qui représente un nouveau record pour le pays engagé dans d'importants investissements. L'agence de gestion de la dette confirme le recours accru aux émissions courtes.
Le spécialiste de la gestion obligataire étoffe sa gamme européenne de deux nouveaux ETF obligataires actifs. Enregistrés en Irlande, ils auront une communication seulement trimestrielle de la composition des portefeuilles.
Le 1er janvier 2026, plus d’un tiers de l’industrie des fonds de pension des Pays-Bas va passer dans le nouveau régime de contribution définie, avec des conséquences sur les courbes de taux dans la zone euro. Une transition en douceur, à examiner en détail.
Avec près de 450 milliards d’euros, les émetteurs investment grade battent le record de 2020, en pleine crise Covid. Les entreprises américaines ont soutenu l’offre face à une forte demande pour tout type de transaction.
L’Espagne a notamment profité, à un moindre degré que la Belgique, d’un repositionnement relatif des investisseurs qui ont délaissé la dette de la France depuis plus d’un an.
La banque centrale a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un programme d’achats («quantitative easing», QE) à proprement parler, mais plutôt d’une mesure technique («reserve management purchases», RMP) visant à ramener de l’ordre sur des marchés monétaires/interbancaires perturbés depuis deux mois par la réduction des réserves bancaires.
La BoJ devrait relever ses taux mais le risque d’un dérapage lié aux stratégies de portage sur le yen est plus limité. En revanche, les investisseurs scrutent l’impact sur la pentification des courbes de taux.