Après la dette, les actions émergentes ont connu cette année un net rebond, soutenues par la baisse du dollar. La plupart de ces marchés surperforment les places financières des pays développés, dont Wall Street.
La banque publique inaugure son cadre qui flèche l’utilisation des fonds levés vers le financement d’entreprises liées à l’armement et la défense en France. L’offre, sursouscrite, dépasse la taille de celle du groupe BPCE qui a lancé la première émission européenne du genre en septembre.
Avec les émissions d’Alphabet et de Bristol Myers Squibb, les groupes américains ont bouclé une semaine record et confortent leur place de premier émetteur sur ce marché, où les conditions de financement restent favorables.
Avec une performance élevée et plus stable que celle des marchés actions, le marché des obligations catastrophes séduit les investisseurs. Le risque de perte n'est toutefois pas exclu et dépend de nombreux facteurs.
Les Etats, les groupes financiers et les corporates ont émis 6.000 milliards de dollars d’obligations cette année sur les marchés publics, dépassant déjà le précédent record de 2024. Les investissements dans l’intelligence artificielle et le retour des fusions-acquisitions ont soutenu l’activité.
La banque centrale cherchera d’abord à stabiliser la taille de son bilan, mais la prudence devrait la conduire à ne pas s’arrêter là : elle pourrait aussi très rapidement relancer des achats pour avoir des réserves bancaires et un bilan en phase avec l’économie.
Après l’Angola et le Kenya en octobre, le Nigeria a émis cette semaine 2,35 milliards de dollars d’obligations. Le Congo a placé une obligation avec un rendement de près de 14%. Ces émetteurs souverains profitent de la forte demande des investisseurs dans un contexte de spreads serrés.
Le financement des capex lié à l'intelligence artificielle représente un quart des émissions nettes d'obligations d'entreprise aux Etats-Unis. Et il encourage aussi les montages hors bilan, à l'image du projet Hyperion, le datacenter géant de Meta.
Le crédit est devenu très sensible aux mouvements marqués sur les actions, notamment lors des publications de résultats. Ce n’est pas toujours justifié. Les valorisations serrées et les stratégies de couverture contribuent à cette plus grande corrélation.
Son président Joachim Nagel a suggéré, début septembre dans le cadre d’une consultation européenne, de simplifier les exigences de fonds propres pour les banques de la zone euro, ainsi que le recours aux dettes subordonnées AT1 et Tier 2. Un retour en arrière qui a peu de chances d’aboutir.
La maison mère de Google a réalisé une deuxième transaction obligataire de 6,5 milliards d’euros cette année sur le marché euro, en parallèle d’une émission de 15 milliards de dollars. La forte demande de crédit connaît aussi son «moment IA».
Après un début de mois chaotique, et en dépit de nombreux risques, nouveaux ou déjà présents, la plupart des actifs financiers ont progressé le mois dernier.
L’institution qui coiffe les cinq académies des lettres, sciences et arts et qui abrite des fondations a choisi un gestionnaire pour une stratégie de multi-gestion.
Le Panel Crédit de L’Agefi reste neutre alors que les spreads sont historiquement serrés sur le segment investment grade. L’objectif est désormais de conserver les gains de l’année.
Pour les investisseurs interrogés par L’Agefi, la situation sur les taux de la Fed demeure d’autant plus floue que le blocage administratif (shutdown) ne permet plus d’avoir de données précises sur l’économie américaine. Le prochain mouvement de la BCE dépendra des risques sur la croissance, donc aussi du contexte extérieur.
La stratégie transactionnelle du président américain génère une incertitude persistante. Mais au-delà de l’impact de court terme, les investisseurs doivent revoir leur approche d’investissement face à ce nouvel ordre mondial.