Au cours du premier semestre 2025, la valeur totale des avoirs des institutions néerlandaises en obligations d'État étrangères a diminué de 23 milliards d'euros, selon les nouveaux chiffres publiés par la Banque centrale néerlandaise.
Cette émission est symbolique à la fois parce qu’il s’agit de la première dette Additional Tier 1 pour la banque captive d’un groupe automobile, et parce que, provenant d’une relativement petite banque sans historique sur ce marché et française, elle est apparue chère, signe d’un marché primaire porteur.
Les primes de crédit sont de nouveau au plus serré. L'appétit pour le risque, accentué par la baisse des taux de la Fed, profite à la classe d'actifs qui ne peut absorber la demande des investisseurs.
Ces contrats permettront aux investisseurs particuliers, aux gérants d’actifs et aux clients de gestions privées de se positionner à l’achat et de se couvrir contre une évolution éventuellement défavorable des emprunts d'Etat, tels le BTP italien à 10 ans et à 30 ans, l'OAT française, le Bund allemand et le Bono espagnol à 10 ans.
Le déficit budgétaire a été nettement plus important que prévu en août outre-Manche, effaçant la bonne surprise de juillet. La pression monte sur la ministre des Finances Rachel Reeves à deux mois de la présentation de son budget rectificatif, et les taux se tendent.
Les investisseurs institutionnels et les gérants qui pilotent leurs mandats obligataires avaient anticipé la dégradation de notation par Fitch. Le changement de note par une seule agence ne joue pas sur leurs limites d’investissement, et ils n’ont pas entamé de redéploiement massif vers d’autres signatures mieux notées.
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé, face à une inflation en hausse, et diminué le rythme de réduction de son bilan pour éviter de plus fortes perturbations sur les dettes à long terme.
Les marchés d'actions comme d'obligations affichent des performances inédites sur la décennie. Ils sont soutenus par la baisse du dollar et désormais par l’assouplissement monétaire de la Fed. Mais des défis demeurent.
Ces couvertures expliquent un paradoxe apparent depuis la forte baisse des marchés déclenchée par les tarifs douaniers de Donald Trump en avril : les actions américaines ont effectué un retour en force sans déclencher de remontée du dollar, dont la remise en question reste une tendance de fond.
Les investisseurs restent disciplinés sur les dossiers les plus compliqués qui sont bien identifiés. En revanche, les spreads du compartiment CCC, le plus risqué, sont les plus larges depuis le début de l’année, contrairement au reste du marché. Le marché primaire montre pour sa part des signes d’exubérance.
Les agences de notation ont élaboré des méthodologies assez complexes pour relier l'évaluation des «covered bonds» à celle des banques émettrices et de leur Etat d’origine. La situation de la France offre un nouveau test.
Le quatrième réassureur mondial affûte sa stratégie en matière de solutions de réassurance alternatives. Bien décidé à développer ses activités sur le marché des Insurance-Linked Securities (ILS), il multiplie les initiatives au travers notamment d'une obligation catastrophe d’un nouveau genre.
Le géant des télécoms américain a émis 2,25 milliards d'euros et réalisé la plus importante transaction depuis sept ans sur ce segment, qui bénéficie aussi de la forte liquidité sur le marché obligataire.