Entre la stabilité institutionnelle de la France et l’amélioration de sa trajectoire budgétaire, le cœur des investisseurs balance. D’où la réaction modérée du marché à l’hypothèse d’une suspension de la réforme des retraites de 2023, présentée comme la dernière chance d'éviter la dissolution.
Le pays entre dans une nouvelle phase d’incertitude politique suite à la démission du premier ministre Sébastien Lecornu. De nouvelles élections deviennent de plus en plus probables, mais elles ne résoudront pas les problèmes budgétaires. Les taux français sont passés lundi matin au-dessus des taux italiens.
Le marché mondial des convertibles a dépassé le montant émis sur l’ensemble de l’année 2024 et pourrait dépasser cette année le record de 2020. L’Europe progresse mais reste à la traîne par rapport au marché américain qui est porté par le développement de l’IA.
Le premier ministre a remis sa démission au président de la République moins d’un mois après avoir été nommé et au lendemain de l’annonce de son gouvernement. Le CAC 40 recule et le taux souverain français grimpe.
Le marché du crédit reste porteur, notamment pour les émetteurs. La plupart des investisseurs sur la classe d’actifs s’inquiètent des niveaux de valorisation extrêmes mais continuent d’acheter, à l’image du Panel des gérants interrogés chaque mois par L’Agefi.
En ce début octobre, les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont assez peu changé leurs anticipations, ajoutant seulement une baisse de taux pour la Fed par rapport à début septembre.
Le groupe de protection sociale veut racheter deux activités de Sienna IM, totalisant 33 milliards d'euros d’encours. Partenaires depuis 2022, Malakoff Humanis et GBL négocient alors que ce dernier veut se recentrer sur le non-coté en direct.
Après août, le mois de septembre a été favorable pour la plupart des actifs financiers malgré les incertitudes persistantes et un historique mitigé. La meilleure performance revient à l’or, signe d’une fragilité des marchés qui atteignent des niveaux très élevés.
L’EBA a publié son avis sur la révision du cadre réglementaire européen des «covered bonds» et en profite pour proposer des mesures d’harmonisation, de transparence, et même de développement avec un régime d’équivalence pour les pays tiers.
Le deuxième plus grand fonds de pension des Pays-Bas a chargé son gestionnaire PGGM d’aligner ses actifs avec les principes de neutralité carbone, de connaissance fine des entreprises détenues et de concentration accrue du portefeuille.
L’émission «jumbo» de 18 milliards de dollars d’Oracle illustre les besoins énormes de financement de ces groupes pour leurs investissements dans l’intelligence artificielle, malgré des bilans très riches.
Au cours du premier semestre 2025, la valeur totale des avoirs des institutions néerlandaises en obligations d'État étrangères a diminué de 23 milliards d'euros, selon les nouveaux chiffres publiés par la Banque centrale néerlandaise.
Cette émission est symbolique à la fois parce qu’il s’agit de la première dette Additional Tier 1 pour la banque captive d’un groupe automobile, et parce que, provenant d’une relativement petite banque sans historique sur ce marché et française, elle est apparue chère, signe d’un marché primaire porteur.
Les primes de crédit sont de nouveau au plus serré. L'appétit pour le risque, accentué par la baisse des taux de la Fed, profite à la classe d'actifs qui ne peut absorber la demande des investisseurs.
Ces contrats permettront aux investisseurs particuliers, aux gérants d’actifs et aux clients de gestions privées de se positionner à l’achat et de se couvrir contre une évolution éventuellement défavorable des emprunts d'Etat, tels le BTP italien à 10 ans et à 30 ans, l'OAT française, le Bund allemand et le Bono espagnol à 10 ans.