Le gouvernement a moins emprunté que prévu en juillet pour financer le déficit public. Cette bouffée d’air sera de courte durée pour la ministre des finances britannique Rachel Reeves qui doit trouver plus de 20 milliards de livres d’économies d’ici à octobre.
Le rendement de l’emprunt d’Etat allemand à 30 ans a dépassé 3,30%, à un plus haut de 14 ans, entre reconstitution de la prime de terme, relâchement budgétaire et moindre demande des fonds de pension néerlandais.
Les spreads sur le segment le plus risqué du marché crédit européen ont continué de se resserrer. La forte demande soutient ce marché qui offre moins de potentiel au-delà de son rendement.
L'écart entre les emprunts d’Etat français et italiens est passé sous 10 points de base lundi pour la première fois en 20 ans, reflétant les craintes sur la politique et les finances tricolores. A l'heure où Matignon et Bercy vont devoir mettre en musique les efforts budgétaires, cette convergence des taux est aussi le reflet d'une nouvelle hiérarchie des risques.
Le marché des obligations d’entreprises investment grade comme high yield, dollar comme euro, a atteint des niveaux de valorisation extrêmement serrés. La demande est en soutien mais beaucoup s’interrogent sur l’exubérance de la situation.
Les craintes sur l’emploi américain passées, les actions sont reparties à la hausse, soutenues par la perspective d’une prochaine baisse de taux de la Fed.
PGIM vient de lancer deux ETF obligataires gérés activement aux États-Unis : PGIM AAA CLO ETF et PGIM Short Duration Multi-Sector Bond ETF. Le premier, PGIM AAA CLO ETF, investira principalement dans le marché américain des CLO (Collateralized Loan Obligations), notés AAA ou équivalent. Il privilégiera les tranches seniors de CLO bénéficiant des meilleures notations, présentant le niveau de risque le plus faible et des rendements relatifs plus modestes. Cet ETF affiche un coût total (net expense ratio) de 0,19 %. Edwin Wilches, Gabriel Rivera et Connor Byrnes en assureront la gestion.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé mercredi que les Etats-Unis émettront plus de bons du Trésor à court terme dans les prochains mois. De façon «marginale», a-t-il précisé pour ne pas effrayer davantage les investisseurs.
Déjà présent sur les indices en dollars, le fournisseur de données élargit sa gamme avec le lancement de deux nouveaux indices sur l’Europe et le monde, intégrant la possibilité de comparer facilement les performances avec tous les autres indices de crédit.
Les politiques budgétaires et l’offre de papier croissante ont renforcé les primes de terme sur les obligations souveraines de maturités plus longues. Existe-t-il un niveau de taux plafond à partir duquel les investisseurs reviennent volontiers soutenir les émetteurs souverains ? La réponse n’est pas évidente.
Le responsable de la recherche au sein du fournisseur d'indices MSCI revient sur les grandes tendances mondiales pour l’investissement. Il suggère que la baisse simultanée des actions, des bons du Trésor et du dollar américains en avril, pour la première fois depuis 2002, peut être le signe d’un changement structurel.
Entre une croissance faible et les pressions du parti travailliste pour ne pas réduire les dépenses sociales, la chancelière de l’Echiquier Rachel Reeves peine à faire respecter outre-Manche les règles budgétaires importantes pour les marchés financiers.
Le premier ministre japonais Shigeru Ishiba a subi une défaite relative aux élections sénatoriales de dimanche. Mais rares sont ceux qui envisagent une démission du gouvernement en pleines négociations commerciales sur les droits de douane avec les Etats-Unis.
Les entreprises ont émis un montant de 310 milliards d’euros d'obligations au premier semestre, un record si l'on exclut le millésime 2020 de la période Covid. La volonté des émetteurs d’anticiper les refinancements avec des taux stables et la soif de rendement des investisseurs ont été plus fortes que la volatilité.
La réglementation CMDI sur laquelle le Conseil et le Parlement européens se sont entendus fin juin apporte deux principales nouveautés : un mécanisme permettant aux plus petites banques d’utiliser les fonds nationaux de garantie des dépôts en amont de certaines résolutions, et une hiérarchisation accrue des priorités de remboursement entre dépôts et dettes «seniors préférées».
Statut écorné, investisseurs plus vigilants, moindre demande : l'annonce d'un train de 44 milliards d'euros de mesures de redressement intervient à un moment charnière pour la France sur les marchés obligataires.
Stimulus au profit des classes aisées et au coût exorbitant d'un côté, relance de l'investissement pour moderniser l'économie de l'autre : tout oppose les stratégies budgétaires des Etats-Unis et de l'Allemagne, estime Didier Borowski, de l'Amundi Institute.