Alors que le rendement des obligations Microsoft est passé sous celui des bons du Trésor américains, et que de nombreux autres émetteurs traitent non loin des dettes souveraines, certains se demandent si les obligations des entreprises les mieux notées n’ont pas aujourd’hui la caractéristique d'actifs refuges.
Il manque à la monnaie unique un stock d'actifs suffisamment bien notés et liquides pour servir de refuge aux investisseurs mondiaux en période de stress des marchés. L'idée d'une mutualisation partielle des dettes souveraines refait surface.
En tant que premier créancier mondial, l'Asie est particulièrement bien placée pour mener la prochaine vague de diversification de capitaux dans un contexte de perte de confiance dans «l'exceptionnalisme américain», c’est-à-dire la domination mondiale du dollar américain et la sécurité des actifs libellés dans cette devise.
La métropole japonaise espère placer le premier papier ayant obtenu le futur certificat de la Climate Bond Initiative en matière d’adaptation et de résilience climatique.
Les risques n’ont pas disparu, notamment sur les marchés de dettes souveraines, malgré l’apaisement relatif des tensions sur les tarifs douaniers américains.
2024 était déjà une année exceptionnelle mais 2025 promet encore mieux. Offrant de nombreux atouts tant pour les émetteurs que pour les investisseurs, en complément des couvertures classiques, les «cat bonds» séduisent de plus en plus et s’essaient à de nouveaux périls.
Le groupe allemand de laboratoires d’analyses a reporté une opération sur des loans, dans un marché encombré et avec des valorisations tendues. Les investisseurs sont plus sélectifs.
Les sociétés de gestion et les banques interrogées par L’Agefi ont fortement remonté leurs anticipations sur l’euro-dollar. Elles ont en revanche peu touché à leurs prévisions de taux au cours du mois de juin.
La correction d’avril est effacée. Le Panel Crédit de L’Agefi est toujours plus optimiste malgré des valorisations tendues et un environnement incertain, mais les rendements sont attrayants et la demande reste soutenue.
L’Autorité européenne des marchés financiers a sélectionné une fintech comme premier fournisseur de données sur cette classe d’actifs au sein de l’Union européenne.
Keir Starmer a finalement soutenu publiquement sa ministre des finances Rachel Reeves, ce qui réduit la pression sur les taux britanniques et permet à la livre sterling et aux actions de se reprendre. Mais la situation budgétaire reste difficile.
L’écart de rendement de la dette italienne avec la référence allemande a basculé sous 100 points de base sur le thème de la convergence des fondamentaux et des ratings. La prime de risque avec la France pourrait encore se resserrer dans les prochains mois.
Les rendements des emprunts d'Etat britanniques ont bondi mercredi, rappelant l’épisode du krach d’octobre 2022. L’absence de soutien du premier ministre Keir Starmer à sa ministre des finances Rachel Reeves a provoqué une correction, les marchés craignant une politique budgétaire moins orthodoxe.
Les volumes émis de dettes bancaires européennes sont en avance sur les tableaux de bord malgré le recul des obligations sécurisées. Les autres segments, notamment la dette subordonnée, se portent très bien.
Les émetteurs high yield continuent de se ruer sur le marché de la dette, profitant des conditions très favorables avant la période estivale. La première émission notée CCC de l'année a même eu lieu cette semaine.
Les actions ont retrouvé leurs plus hauts historiques alors que le risque de récession s’est éloigné. L’Europe a surperformé le marché américain. Mais l’environnement reste incertain. La nouvelle vision du monde, imposée par Donald Trump, se reflète dans les taux et les devises.