Le groupe a levé 2,15 milliards d'euros ce 29 octobre avec un emprunt en quatre tranches qui a recueilli plus de 9 milliards d'euros de demande. Les fonds serviront à financer l'achat de son concurrent sud-coréen DIG Airgas.
L’indice Bank of America Move, qui mesure la nervosité sur le marché des emprunts d’Etat, est descendu à un plus bas depuis trois ans. Cette situation, pour partie liée au manque de données macroéconomiques, apparaît anormale à certains professionnels et pourrait rapidement changer.
L'arrêt du resserrement quantitatif, couplé à une nouvelle baisse de taux d'un quart de point annoncée comme attendu ce mercredi, sera synonyme de soutien à l'économie et au marché monétaire. Le président de la Fed a cependant précisé qu'une nouvelle baisse de taux en décembre n'était pas encore décidée.
Malgré les défaillances liées au crédit privé en septembre aux Etats-Unis, les marchés des prêts à effet de levier et des titrisations de prêts à effet de levier ont bien résisté. Attention cependant, la croissance et les bénéfices des entreprises pourraient ralentir lorsque les échéances de remboursement approcheront.
Le crédit a profité de la meilleure tenue des marchés dans leur ensemble la semaine passée, avec une reprise des émissions d’obligations. Avec toujours une distinction entre IG et HY. Une transaction a été annulée sur ce segment.
L’investisseur s’appuie sur les projets sélectionnés par le spécialiste du financement participatif thématique Credolending. Le fonds Credo a pour but de financer directement en dette des œuvres chrétiennes.
Avec le soutien de l’industrie, l’Autorité bancaire européenne a proposé d’étendre le marché européen des «covered bonds» en introduisant un régime d’équivalence avec des pays tiers. De quoi permettre une diversification des investisseurs pour les émetteurs européens, et établir une norme mondiale.
Les craintes sur le marché américain de la dette privée ont provoqué un ajustement des prix sur le high yield notamment, et principalement pour les émetteurs les plus fragiles. La forte demande pour la classe d’actifs continue toutefois d’alimenter les nouvelles émissions.
Ces procédures permettant d’éviter des faillites se sont multipliées ces dernières années. Si elles peuvent parer au stress de liquidité à court terme, cela ne résout pas les problèmes structurels des entreprises. Une grande majorité fait rapidement à nouveau défaut.
La révélation de pertes par deux banques régionales américaines a provoqué un large mouvement d’aversion pour le risque. Les investisseurs craignent d’autres accidents, redoutant que les défaillances de Tricolor et de First Brands ne soient pas des cas isolés. L’ensemble du marché du crédit est à la peine.
La hausse du taux Sofr interbancaire au jour le jour garanti à 4,30%, au lieu de 4,10% pour le taux Fed funds effectif, a coïncidé depuis mercredi avec les difficultés d’au moins deux banques régionales, Zions Bancorporation et Western Alliance. Une situation de moindres liquidités à court terme qui, en durant et même sans se généraliser, équivaudrait à une hausse de taux en plein assouplissement…
Jerome Powell a donné mardi son feu vert à un prochain arrêt de la réduction du bilan de la Fed (quantitative tightening). Dans le même temps, et encore mercredi, des tensions apparaissaient sur les marchés monétaires américains avec une remontée des taux Sofr interbancaires au jour le jour à un niveau rarement vu depuis six ans en dehors des périodes de «window-dressing».