L'institution fait passer son taux directeur en positif, mais reste accommodante. Elle devra, à l’avenir, se poser la question de la réduction de son bilan, après 14 années d’achats d’actifs.
La banque centrale du pays a relevé ses taux pour la première fois depuis 2007 tout en les laissant proches de zéro alors que l'inflation est repassée au-dessus de 2%.
Si la probabilité d’un assouplissement dès le 12 juin a diminué avec l’inflation CPI du 12 mars, le principe n’est pas remis en doute. Les marchés scruteront particulièrement les «dots» des gouverneurs sur le nombre de baisses de taux en 2024.
La probabilité de marché d'une hausse de taux au 19 mars, un jour avant l'annonce, est de 50%. Une évolution sur d’autres instruments de politique monétaire est aussi attendue.
Le gouverneur Kazuo Ueda a déclaré devant le Parlement japonais qu’il percevait des signes de faiblesse dans l’économie. Les investisseurs restent confiants en une possible hausse des taux en mars ou en avril.
La Bourse de Tokyo, qui a récemment battu un record vieux de plus de 34 ans, poursuit sa quête des sommets, stimulée par les réformes et les achats d’investisseurs étrangers.
En février, les prévisionnistes de L’Agefi et les marchés ont décalé d’un mois les premières baisses de taux directeur, de mai à juin. A cause des données économiques pour les Etats-Unis, et des discours restrictifs pour la zone euro.
Soleil levant sur la Bourse de Tokyo. Les investisseurs apprécient le niveau élevé des marges des entreprises nippones et la perspective d’une forte mobilisation de la pile de cash au bilan dans le cadre de la réforme de la gouvernance. Des doutes subsistent toutefois sur la solidité macroéconomique.
Plus de 40 entreprises du S&P 500 ont annoncé des rachats au quatrième trimestre, ce qui pourrait maintenir le marché américain à flot une partie de l’année.
Sept gérants prévisionnistes sur vingt-six du Panel Taux de L'Agefi voient la Fed baisser ses taux dès mars. Et un seul pour la Banque centrale européenne.
Les taux ont fini par baisser sensiblement depuis novembre, après une forte hausse entre juillet et octobre. Une année 2023 en trois temps deux mouvements.
Le gouvernement va par ailleurs réduire ses émissions obligataires en 2024 pour mieux contrôler le service de la dette à l'approche d'une hausse des taux.