Si la Cour de cassation a cassé l’arrêt d’appel, elle demande un renvoi devant la cour d’appel de Paris, autrement composée sur la question du contrôle de fait. La bataille n’est pas finie.
Dans un récent rapport sur l’indemnisation des investisseurs pour fausse information sur les marchés financiers, le Haut Comité juridique de la place financière de Paris (HCJP) fait un état des lieux des pratiques hétérogènes en Europe. Une base de travail pour de futurs débats, le rapport ne s’avançant pas à émettre des préconisations. Pourtant, si la réparation est intégrale à l’étranger, la France se borne à compenser la perte de chance.
Pour la première fois, la haute juridiction se prononcera le 28 novembre à 14 heures sur l’appréciation du contrôle de fait. Bolloré demande une décision sans renvoi. Le gestionnaire Ciam juge le renvoi indispensable, la cour d’appel n’ayant pas répondu à toutes les questions posées.
Bruxelles interpelle l’Italie sur l’utilisation de ses «pouvoirs spéciaux» et remet en cause l'extension de leur usage au secteur bancaire. Une procédure pour infraction aux règles de l’Union est ouverte et laisse deux mois à Rome pour répondre.
Le groupe Bolloré pourrait finalement échapper à l'obligation de lancer une offre de retrait sur le conglomérat. Selon «Le Monde», la Cour de cassation a en effet de bonnes chances de casser une décision de la cour d'appel sur le sujet qui avait fait grand bruit.
Le pétrolier est accusé par une ONG allemande d'avoir financé une force armée ayant détenu, torturé et tué des dizaines de civils sur son site gazier au Mozambique entre juillet et septembre 2021.
La commission des sanctions a infligé une sanction de 2,5 millions d’euros à l’encontre de la structure spécialisée dans la gestion de patrimoine, et ses dirigeants pour des multiples manquements à des obligations professionnelles.
Salarié cadre dirigeant ou mandataire social, les conséquences seront bien différentes lors de son départ de l’entreprise. Une bonne gouvernance doit anticiper et accompagner aussi la sortie du directeur général.
Si le juridique peine parfois à trouver sa place dans la dynamique du développement durable, face aux directions RSE, financière ou des risques, il peut devenir le chef d’orchestre dans un univers réglementaire toujours mouvant.
L’accord de composition administrative scelle une procédure lancée à l’encontre de la société de gestion, faisant suite à un contrôle portant sur une période comprise entre 2020 et 2024.
Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a censuré une disposition du Code monétaire et financier. Le texte aurait dû prévoir explicitement que les mis en cause ont le droit de se taire.
Les anciens dirigeants frondeurs gagnent en justice et pourront exercer leurs 24% de droits de vote lors de l’AG du 30 septembre. Ils contre-attaquent en dénonçant une «manipulation frauduleuse» des droits de vote par la direction actuelle, celle-ci ayant anticipé l’acquisition d’actions gratuites, attribuées il y a moins d’un an.
En sanctionnant Altaroc Partners, le régulateur envoie un avertissement clair à toute l’industrie de la gestion d’actifs, selon lequel les rétrocessions ne sont tolérées que si elles s’accompagnent d’une réelle valeur ajoutée pour l’épargnant. Cette décision ravive le débat sur la viabilité d’un modèle de rémunération déjà fragilisé.
Une proposition de loi visant à lutter contre la fraude financière et à renforcer la sécurité financière devrait être examinée prochainement par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Si certains se félicitent de cette évolution, d’autres s’interrogent sur la pertinence d’accorder au gendarme boursier des pouvoirs réservés jusqu’alors au juge pénal.