C’est sans doute le fonds qui a fait le plus parler de lui. La société civile immobilière (SCI) de Primonial REIM, Capimmo, suscite l’inquiétude depuis septembre dernier. Le retournement du marché a fait plonger sa valorisation par deux fois, lui faisant terminer l’année 2023 à -11,55%. Elle a également subi une décollecte massive, forçant ses gérants à engager un plan de liquidité.
Pour autant, Laurent Fléchet estime que «Capimmo n’est pas à sauver !» Soulignant les fondamentaux de son fonds, il estime que la stabilisation des taux a redonné suffisamment de visibilité au marché. «Le gros des ajustements est derrière nous et s’il devait y en avoir de nouveaux, ils seraient marginaux», avance-t-il. Il entrevoit également des changements importants dans le nouveau cycle qui est en train de s’ouvrir : «La création de valeur ne se fera plus mécaniquement, par la compression des taux, mais par «l’income», c’est-à-dire la capacité d’un fonds à capter des loyers et leur indexation pour créer une performance récurrente» a-t-il expliqué.
Pour relancer Capimmo et commencer à répondre aux critiques, Grégroy Frapet, le président de Primonial REIM France qui quittera le navire à la rentrée, annonçait en septembre dernier un important plan d’arbitrage de 2,2 milliards d’euros étalé sur trois ans. Sur les 700 millions d’euros qui doivent être cédés cette année, «200 millions ont déjà été signés et un peu moins de 100 millions sont en cours de finalisation», a précisé Laurent Fléchet, ajoutant avoir obtenu des prix en phase, «à l’euro près», avec les valeurs d’expertises de Capimmo. Il a également voulu revenir sur les rumeurs de marché selon lesquelles Primonial REIM ne parviendrait pas à céder des actifs de bureaux : «Il n’y en a aucun dans les 400 millions d’euros en cours de cession. Ils portent essentiellement sur du résidentiel situé en zone Euro, hors France», a-t-il affirmé.
Selon nos informations, Primonial Reim aurait subi une déconvenue fin d’année dernière. La société de gestion aurait sorti du marché l’immeuble de bureau Eureka situé à Nanterre (95), racheté en 2015 à Generali pour un peu plus de 180 millions d’euros. La mise en vente se serait révélée catastrophique, avec comme principal résultat une offre très agressive d’un promoteur, avec une décote de...80%.
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