- PARTENARIAT
L'Économie Circulaire : La Nouvelle Frontière de l’Infrastructure Privée
1. Philippe Camu, vous placez l'économie circulaire comme l’un des quatre piliers stratégiques de votre stratégie d’infrastructure. Pourquoi ce choix aujourd’hui ?
Le paysage des infrastructures a radicalement évolué. Nous sommes passés d’une définition traditionnelle — routes, ports, réseaux — à une approche thématique dictée par les mégatendances mondiales. L'économie circulaire répond à une urgence critique : la déconnexion entre la croissance économique et la consommation de ressources finies. Avec la hausse des coûts des matières premières et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement observées en ce début d’année 2026, les modèles circulaires ne sont plus seulement « écologiques » ; ils sont stratégiques. Pour nous, il s’agit d’un marché de services essentiels, souvent sous contrat, qui offrent une résilience décorrélée des cycles macroéconomiques classiques.
2. Quels segments spécifiques priorisez-vous au sein de ce thème ?
Nous nous concentrons sur les actifs où nous pouvons générer une création de valeur significative dans le segment du « mid-market ». Cela inclut la gestion avancée des déchets, le traitement et la réutilisation de l’eau, ainsi que les infrastructures de recyclage spécialisées (plastiques, métaux, batteries). Selon nous, la transformation de déchets organiques en biométhane ou en engrais illustre parfaitement comment l’infrastructure peut générer des flux de trésorerie prévisibles tout en résolvant un problème environnemental majeur.
3. Vous mentionnez souvent le déficit de financement, notamment aux États-Unis. Quel rôle le capital privé doit-il jouer ?
Le besoin de capitaux est colossal. Rien qu’aux États-Unis, le déficit de financement pour les infrastructures de traitement de l’eau et des déchets pourrait atteindre près de 194 milliards de dollars d’ici 2030. Les budgets publics sont contraints et les infrastructures existantes — datant souvent des années 1970 — arrivent en fin de vie. Le capital privé est indispensable pour moderniser ces réseaux et déployer de nouvelles solutions techniques. Notre rôle est d’apporter non seulement le financement, mais aussi l’expertise opérationnelle pour transformer ces entreprises en acteurs résilients.
4. Comment ces investissements s’intègrent-ils dans un portefeuille d’infrastructure mondial ?
Ils apportent une diversification précieuse. Les revenus de l'économie circulaire dépendent souvent des volumes de déchets ou des mandats réglementaires de récupération des ressources. De plus, beaucoup de ces actifs bénéficient de tarifs indexés sur l’inflation (CPI-linked) ou de contrats de concession à long terme. Cela offre une protection contre la baisse et la visibilité sur les rendements que nos investisseurs recherchent particulièrement dans leurs stratégies d’infrastructure en 2026.
5. Quelle est l’approche de Goldman Sachs Alternatives pour créer de la valeur dans ces entreprises ?
Notre force réside dans l'« actionnariat actif » (active ownership). Grâce au Goldman Sachs Value Accelerator, nous mobilisons des experts opérationnels pour optimiser l’efficacité, renforcer les équipes de direction et réaliser des acquisitions stratégiques (bolt-ons). Dans le mid-market, les entreprises ont souvent un fort potentiel de croissance mais manquent de structure pour changer d'échelle. Nous les aidons à devenir des leaders du marché avant de sortir du capital, souvent au profit d’acteurs de plus grande envergure.
6. Quel message souhaiteriez-vous adresser aux investisseurs pour 2026 ?
L’année 2026 sera marquée par une accélération des transactions. Après une période de stabilisation des valorisations, nous voyons émerger une « nouvelle vague » de croissance portée par la numérisation et la transition énergétique. L'économie circulaire est au cœur de cette convergence. Investir dans ces actifs d’infrastructure signifie capitaliser sur des vents arrière réglementaires puissants, tels que la future Loi sur l'Économie Circulaire (Circular Economy Act) en Europe, tout en sécurisant des actifs vitaux pour la société. C’est une opportunité rare de combiner performance financière et impact mesurable sur la rareté des ressources.
Cette communication à caractère promotionnel est fournie à titre purement informatif et ne doit pas être interprétée comme un conseil en investissement, ni comme une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de titres. Le capital est assujetti à un risque de perte.
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