L’indice S&P 500 a retrouvé ses plus hauts de janvier tandis que les marchés européens et asiatiques ont effacé une grande partie des pertes depuis le conflit en Iran. L’espoir d’une fin prochaine soutient les marchés actions avec une nette baisse de la volatilité.
Alors que les marchés ont jusqu’à présent absorbé le choc de manière relativement ordonnée, le rapport de stabilité financière globale (GFSR) du Fonds monétaire international tente d’explorer les scénarios possibles pour les économies développées et les pays émergents.
La France a attiré près de 115 milliards d’euros de demandes pour sa nouvelle souche green bond de 10 milliards échéance 2037. Il s’agit de la première transaction de l’une des quatre grandes économies de la zone euro depuis début mars.
Les volumes d’émissions sont restés soutenus malgré la guerre en Iran mais les transactions se font au compte-gouttes, au gré des nouvelles informations. La demande reste forte d’autant que les entreprises ont ajusté leurs prix à la hausse.
L’annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran a permis d’effacer une grande partie des pertes des indices boursiers, mais ceux-ci vont devoir digérer lundi l'échec des pourparlers entre les deux camps. Historiquement, cette classe d'actifs a tendance à rebondir après un choc géopolitique initial, sauf à de rares exceptions.
L’accord de cessez-le-feu en Iran a inversé la tendance sur les marchés. Mais certains actifs, comme le pétrole, les pays émergents ou les taux en zone euro ne retrouveront pas leur niveau d'avant-guerre, car la situation géopolitique et économique reste incertaine.
Les grands investisseurs sont revenus massivement sur les taux mercredi, mais le rallye a suivi différentes stratégies : sur le plus court terme aux Etats-Unis, plus risqué en Europe avec la dette italienne. Et le mouvement ne semble pas devoir se poursuivre suffisamment pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.
Les options retenues par le Parlement sur le projet de loi et par le Conseil fédéral sur les ordonnances influenceraient les montants que le géant bancaire suisse devrait émettre en capital «dur» ou en dettes subordonnées AT1 si jamais les réformes devenaient un peu plus souples que les propositions initiales.
L’activité s’est fortement réduite. Seule Veolia a émis sur le segment investment grade. Cette opération, sans prime d’émission, témoigne de la demande toujours soutenue.
Les sociétés de gestion du Panel Crédit de L’Agefi sont une majorité à avoir revu en baisse leur exposition à la classe d’actifs et leur perspective sur les spreads.
Les actions, les dettes et les devises émergentes sont désormais en baisse, affectées par la hausse des prix de l’énergie provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz.
Ces stratégies équilibrées mêlant actions et obligations ont été affectées par la recorrélation des actifs, consécutive à la flambée des prix de l’énergie et aux craintes de stagflation, avec peu d’actifs refuges.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
Après un début d’année favorable, mais volatil, le conflit en Iran a inversé la tendance avec une envolée des prix de l’énergie, des craintes de stagflation et une baisse des actions et des marchés de taux. Avec l’espoir d’une fin de la guerre, les marchés débutent le deuxième trimestre sur un rebond.
Le cours du pétrole chute et entraîne une hausse des actions et un repli des rendements d’Etat. Le président américain a évoqué une fin de la guerre dans les prochaines semaines après que son homologue iranien a déclaré avoir la volonté de mettre un terme au conflit.