Les volumes ont repris la dernière semaine de mars. Les émetteurs essayent d’être patients, sans voir les conditions de marché devenir vraiment plus difficiles, ni s’améliorer non plus.
Le marché primaire euro des obligations d'entreprises a établi un nouveau record d’émissions au premier trimestre. Il est resté actif en mars, mais ces nouvelles obligations corrigent sur le marché secondaire.
Les autorités de supervision européennes recommandent aux superviseurs et acteurs du marché de redoubler de prudence face à la guerre en Iran. Elles pointent du doigt la croissance des risques liés au financement privé.
Les mouvements quotidiens sont exacerbés par la multiplication des messages contradictoires de Donald Trump. La plupart des investisseurs, qui ont ajusté leurs portefeuilles, préfèrent s’abstenir de traiter dans un tel environnement ou de sur-réagir aux annonces.
Amanda Stent a été une pionnière de la recherche sur le traitement automatique du langage naturel («natural language processing», NLP), dès 2001. A l’occasion de l’événement Future of Finance Paris 2026, la responsable de la Stratégie et de la Recherche IA de Bloomberg a fait le point sur ces développements spécifiques qui peuvent aider les professionnels au quotidien.
Les credit default swaps d’Alphabet, de Meta et de Microsoft ont émergé ces derniers mois. Ils viennent d’intégrer l’indice des CDS IG américains. Certaines banques, dont JP Morgan, proposent des paniers permettant de se protéger contre le risque de crédit lié à l'IA.
Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
Les spreads des obligations d’entreprises en euros se resserraient après les déclarations de Donald Trump, mais la classe d’actifs avait jusque-là été résiliente, l’impact des taux étant plus marqué que celui de la marge de crédit.
Le président américain a indiqué que des discussions positives se tenaient avec les dirigeants iraniens, entraînant une subite chute du cours du pétrole et une remontée des actions.
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à craindre un conflit long et un prix de l’énergie élevé, avec des conséquences sur l’inflation, voire la croissance, sur les finances publiques et sur la trajectoire des politiques monétaires. Les marchés actions restent complaisants.
La classe d’actifs est surtout affectée par un effet devises et taux. Elle fait preuve de résilience avec un écartement des spreads limité, mais une divergence entre gagnants et perdants liée à la flambée des prix du pétrole. Un écartement supplémentaire n’est pas exclu.
Les rendements des Gilts se sont fortement écartés après une décision de la banque centrale jugée hawkish. Le taux 2 ans a bondi jusqu’à 40 points de base tandis que les investisseurs anticipent désormais près de trois hausses de la BoE cette année.
Le capital revient totalement aux mains de la famille fondatrice, 10 ans après un LBO, grâce à 10 millions d’euros d’obligations convertibles prêtés par Eurazeo.