Une fois passé le choc initial, les indices ont relativisé l’impact des attaques en Iran. Les professionnels misent sur une résolution du conflit à court terme comme scénario le plus probable. Mais un choc pétrolier prolongé aurait de sévères conséquences pour l’économie mondiale.
Les marchés primaires des obligations d'entreprises se sont mis à l’arrêt alors que de nombreuses émissions étaient prévues cette semaine. Un effet de rattrapage pourrait avoir lieu, mais seulement si la situation sur les autres marchés se normalise rapidement.
Les gérants interrogés par L'Agefi anticipent assez peu de changement de taux directeurs dans les six prochains mois, en dehors de la hausse de la Banque du Japon et d’une à deux baisses de la Banque d’Angleterre.
Entre la tentation du « Sell America » stimulée par les tensions géopolitiques et l’arbitrage technique envers des bons du Trésor aux propriétés moins refuges qu’auparavant, les investisseurs obligataires se tournent vers des pistes de diversification.
Le profil de crédit des émetteurs d'obligations à haut rendement se dégrade progressivement, tandis que la décompression des spreads souligne les déceptions sur les résultats. Ces signaux peuvent être annonciateurs de périodes chahutées sur les marchés, au moindre doute pour la croissance.
Trois entreprises, dont les deux françaises, n’ont pas respecté les objectifs fixés dans leurs sustainability-linked-bonds (SLB) avec pour conséquence une augmentation de leurs coupons. Ce marché a mûri mais a perdu de son élan.
Entre des spreads records sur les nouvelles émissions et les propositions pour améliorer leur fonctionnement, les dettes Additional Tier 1 (AT1) continuent d’animer les discussions sur les marchés du crédit.
Reprenant les indices U.S. Lincoln Senior Debt et European Lincoln Senior Debt, ces nouveaux indices suivent les performances d'investissements dans des entreprises de taille moyenne.
Les éditeurs de logiciels se sont largement financés sur le marché des prêts à effet de levier. Le récent ajustement provoqué par les craintes autour de l’intelligence artificielle a rebattu les cartes et provoqué un vaste ajustement des prix, avec un primaire au ralenti.
Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
Ce segment du marché très exposé à l’innovation et au secteur technologique, aux Etats-Unis comme en Asie, a résisté aux secousses sur les éditeurs de logiciels et sur le bitcoin. Mais le risque de bulle inquiète les investisseurs malgré leur optimisme.
Entre les spreads resserrés et l’appétit des investisseurs qui n’attendent pas tant de papiers nouveaux en 2026, les émetteurs en profitent. Mais ils craignent que l’abondante liquidité sur le marché primaire ne dure pas.
Les reverse yankees, ces obligations émises par des entreprises américaines sur le marché euro, ont représenté 19% des émissions depuis le début de l’année. Une tendance qui se confirme avec des conditions de financement favorables.