Un nouvel ordre mondial se dessine, assorti des chocs d’offre de plus en plus fréquents, potentiellement stagflationnistes. Les conséquences en termes d'allocation seront nombreuses, à commencer par des obligations d'Etat qui joueront de moins en moins leur rôle de valeur refuge, estime Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments.
Lors de la présentation annuelle de ses résultats et de son bilan d'activités, la Banque des Territoires a indiqué avoir maintenu un rythme d’investissements soutenu en 2025.
L’accord de cessez-le-feu en Iran a inversé la tendance sur les marchés. Mais certains actifs, comme le pétrole, les pays émergents ou les taux en zone euro ne retrouveront pas leur niveau d'avant-guerre, car la situation géopolitique et économique reste incertaine.
Un an après l’arrivée de Nicolas Boulet en tant que directeur des investissements, Allianz France met en avant ses investissements liés à la souveraineté et à la transition environnementale, tout en ajustant son allocation dans un environnement plus incertain.
C'est la première fois depuis dix ans que les gérants interrogés par L'Agefi réallouent leurs portefeuilles aussi rapidement. Les actions ne pèsent plus que 48% des portefeuilles, contre 53% un mois plus tôt. Un allégement qui profite surtout à l’obligataire et au cash.
Ces stratégies équilibrées mêlant actions et obligations ont été affectées par la recorrélation des actifs, consécutive à la flambée des prix de l’énergie et aux craintes de stagflation, avec peu d’actifs refuges.
Selon l’enquête mondiale 2026 de Goldman Sachs Asset Management, les flux d'allocation des assureurs continuent de se diriger vers les marchés non cotés, avec une préférence accrue pour certains segments de la dette privée. En Europe, les infrastructures figurent parmi les principales priorités d’allocation.
Après un début d’année favorable, mais volatil, le conflit en Iran a inversé la tendance avec une envolée des prix de l’énergie, des craintes de stagflation et une baisse des actions et des marchés de taux. Avec l’espoir d’une fin de la guerre, les marchés débutent le deuxième trimestre sur un rebond.
Les récents développements géopolitiques au Moyen-Orient, notamment la guerre en Iran, mettent en lumière la nécessité pour l’Europe de renforcer son autonomie stratégique et sa résilience. Dans ce contexte, les responsables européens concentrent leurs efforts sur la sécurisation des approvisionnements, le développement des capacités de défense, l’indépendance énergétique et la souveraineté technologique ; des domaines qui étaient déjà au cœur des programmes de politiques publiques de long terme.
Rationnel tout en restant optimiste, Thomas Rivron, nouveau directeur des investissements et du financement d’AG2R La Mondiale, s’est forgé au fil du temps une conception très collaborative de l’investissement. A la tête de 135 milliards d’euros d’actifs, il revendique un rôle de pivot qui distribue le travail à des experts.
Les mouvements quotidiens sont exacerbés par la multiplication des messages contradictoires de Donald Trump. La plupart des investisseurs, qui ont ajusté leurs portefeuilles, préfèrent s’abstenir de traiter dans un tel environnement ou de sur-réagir aux annonces.