La banque privée marquée par une « baisse de rentabilité globale de près d’un tiers en 10 ans »
Delphine Dubreuil rappelle la «baisse de rentabilité globale de près d’un tiers en 10 ans sur la banque privée». Selon elle, sous le seuil de 5, voire 7 millions d’euros, il est «difficile de faire de la banque privée sur mesure». Les profils recrutés en Europe concernent pour l’essentiel des postes de commerciaux, banquiers privés séniors sur l’axe Londres, Bruxelles, Paris, Genève qui demeure privilégié.
La collecte nette en banque privée à diminué de manière significative depuis 2008. Là où un banquier senior collectait 50 millions d’euros par an avant cette période, il doit se satisfaire d’une vingtaine de millions par an et cela, quelque soit son établissement.
Fixes et bonus demeurent proportionnés sauf dans certaines banques américaines «hors-marchés capables d’offrir des salaires près de trois à quatre fois supérieures à ce qui est proposé en générale sur la Place de Paris». Une situation contrebalancée au quotidien par le poids administratif et le reporting sur les banquiers privés qualifié de «très lourd et parfois assez mal vécu par ces individus». L’expert en conclut que ces professionnels «feront la part des choses entre potentiel de salaire et conditions pratiques de leurs métiers».
En ce qui concerne les sociétés de gestion, Nadia Tortel revient sur les nouvelles normes qui doivent s’appliquer en vertu desquelles au moins la moitié de la rémunération variable devra être versée sous forme d’instruments financiers. Soit, au moins la moitié de la rémunération variable versée sous forme d’instruments financiers, c’est-à-dire en parts de fonds gérés par l’équipe.
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