Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»

A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.

Dès le début de l’interview, la réglementation est pointée du doigt comme un frein à la compétitivité des banques européennes. «Nous avons une réglementation qui est devenue complexe mais qui en réalité superpose des couches, explique Maya Atig. Elle est par ailleurs très difficile à faire évoluer (...) Nous sommes allés trop loin, nous sommes redondants».

Et sur ce sujet, la comparaison avec les Etats-Unis ou même le Royaume-Uni joue en notre défaveur. «En Europe, nous ne regardons pas assez l’impact parfois excessif que peuvent avoir certains pans de la réglementation sur le financement des acteurs économiques», estime la directrice générale de la Fédération Bancaire Française.

Le prix de la souveraineté

Puis, en évoquant le sujet de la souveraineté des données et des infrastructures, Maya Atig affirme que «nous pouvons rester optimistes car nous avons des acteurs européens qui peuvent à eux tous accomplir ce que peut faire un acteur américain». Elle rappelle ensuite les nombreuses compétences dont dispose l’Europe au-delà de son poids économique.

«Le prix de notre souveraineté est (quand on investit), d’accepter de gagner beaucoup mais aussi potentiellement de perdre beaucoup. Il faut accepter de l’investissement long», insiste Maya Atig. Une réflexion qu’elle applique aussi à l'épargne, rappelant l’importance de sensibiliser les Français à une gestion de leur argent avec un horizon long terme.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...