Credit Suisse réduit ses bonus sous la pression des actionnaires
Les dirigeants de Credit Suisse, dont son directeur général Tidjane Thiam, ont proposé aujourd’hui dans un communiqué de réduire leurs bonus de 40%. Après la lourde perte de la banque helvète en 2016, plusieurs cabinets de conseil aux actionnaires s’étaient opposés aux propositions de rémunération de la banque en prévision de l’assemblée générale annuelle du 28 avril.
Tidjane Thiam et le comité exécutif réduiront leur rémunération variable de long terme au titre de 2017 et celle de court terme au titre de 2016. Leur rémunération totale restera cette année aux niveaux de 2015 et 2016, sans la hausse proposée précédemment. Credit Suisse avait initialement envisagé d’accorder à son comité exécutif 26 millions de francs suisses (24,3 millions d’euros) de bonus à court terme et 52 millions de primes de long terme.
« J’espère que cette décision apaisera certaines des inquiétudes exprimées par une partie des actionnaires et permettra au comité exécutif de se concentrer sur son travail, écrit Tidjane Thiam dans une lettre aux actionnaires publiée aujourd’hui sur le site internet de la banque. Ma première priorité est de poursuivre le redressement de Credit Suisse qui est en cours ».
Plus d'articles du même thème
-
Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
Capter de nouveaux clients, mais pas seulement. Avec la multibancarisation, financer une acquisition devient plutôt un sésame pour demeurer ou devenir la banque principale. -
HSBC, Prudential et Standard Chartered pâtissent d’un possible tour de vis réglementaire en Chine
Plusieurs sociétés financières exposées à l’Asie sont pénalisées en Bourse alors que les investisseurs s’inquiètent de voir les flux entre la Chine continentale et Hong Kong contrariés par un durcissement de la réglementation. -
La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
A la veille d’une validation décisive de la stratégie d’investissement pour les investisseurs particuliers de l'Union européenne (retail investment strategy ou RIS), la France freine des quatre fers, aux côtés de la Pologne. La menace sur la pratique des rétrocommissions a ressurgi dans les textes de niveau 2.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- L’heure du «value for money» n’a pas encore sonné pour les produits structurés
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- Crystal recrute une directrice des opérations
Contenu de nos partenaires
-
Question 9Bourse : faut-il sortir de la tech et de l’IA ?
L'engouement boursier pour l'IA interroge sur le risque d'une bulle financière. La diversification reste recommandée pour limiter la concentration de son patrimoine -
TribuneAffaire Lyhanna : « Il est temps de retrouver le lien entre la justice et les citoyens » – par Alain Bauer
« La parole des enfants n’est plus prise en compte par défaut. Au contraire, une présomption de mensonge prend le dessus et le principe de précaution pour préserver le système politico-judiciaire d’une nouvelle crise majeure dépasse la préoccupation essentielle de protection des enfants » -
Tour de visSécurité sociale : clap de fin pour le mythe de la gratuité des soins
Face à l’envolée des dépenses publiques, une « prise de conscience est indispensable », plaide le ministre des Comptes publics David Amiel