Réaction. Devant des résultats jugés « décevants », « le conseil d’administration a demandé au management d’accélérer la mise en œuvre de mesures fortes pour renforcer la rentabilité technique de Scor et améliorer sa performance opérationnelle », a annoncé Denis Kessler, le président du réassureur. Sur le troisième trimestre, Scor a enregistré une perte nette de 270 millions d’euros (contre -41 millions d’euros un an auparavant). Le ratio combiné s’est dégradé, s’établissant à 141,4 % fin septembre 2022 (contre 112 % un an plus tôt). Le groupe a dès lors dévoilé un plan d’urgence à un an, visant notamment un retour à la rentabilité via une gestion proactive du portefeuille. Des gains annuels d’efficacité de 125 millions d’euros sont ainsi attendus d’ici à 2025. « La faible performance opérationnelle de Scor a également pesé sur sa solvabilité, mais les effets positifs de la hausse des taux d’intérêt ont permis de la maintenir à des niveaux solides », a commenté Christian Badorff, analyste chez Moody’s.
Le groupe de réassurance français repousse à 2023 la présentation de ses orientations stratégiques pour se concentrer sur un nécessaire retour à la rentabilité.
Depuis le début de l’année, trois des quatre agences de notation financière ont revu leurs perspectives sur la note du réassureur. Son cours de Bourse chute.
Interrogation. Alors que se clôturent à Monte Carlo les « Rendez-vous de Septembre », le grand rassemblement de la réassurance où se négocie le renouvellement des traités, les tarifs s’annoncent en nette augmentation après une année 2022 particulièrement difficile. La forte hausse des catastrophes naturelles et une appréhension accrue du risque dans le sillage de la pandémie ont fait monter la demande, tandis que le secteur tend désormais à réduire ses capacités face aux pertes sur sinistres enregistrées. Selon un sondage réalisé par Moody’s, 40 % des interrogés prévoient une augmentation de plus de 7,5 % en assurances de biens, contre seulement 3 % du panel un an auparavant. Malgré cela, « tout le monde se demande aujourd’hui si les hausses de tarifs seront suffisantes pour faire face aux vents contraires qui secouent les réassureurs et mettent leurs revenus sous pression depuis des années », pointe Standard & Poor’s, qui conserve sa perspective négative sur le secteur.
Dans un communiqué publié dimanche, le groupe allemand a déclaré que la capacité de réassurance, ou la capacité financière du secteur à assumer des risques, était en baisse alors que la demande de contrats augmentait. Ceci entraîne une tendance à la hausse des tarifs dans un contexte d’inflation élevée et de diminution des capitaux pour soutenir l’activité de souscription. Le réassureur a ajouté être en bonne voie pour atteindre ses objectifs stratégiques à l’horizon 2025.
Le groupe helvétique de réassurance Swiss Re a annoncé jeudi le lancement d’une nouvelle filiale de conseil, détenue à 100%, baptisée Swiss Re Insurance-Linked Investment Advisors Corporation (SRILIAC). Celle-ci offre des services de gestion d’investissement aux investisseurs institutionnels qualifiés, en se concentrant principalement sur les titres en relation avec les obligations catastrophes. MariaGiovanna Guatteri, ancienne responsable de la gestion du portefeuille ILS chez Swiss Re, a été nommée PDG de la nouvelle société.
Le réassureur Scor a annoncé mardi soir que la sécheresse extrême qui a frappé le sud du Brésil cette année aurait un impact sur son résultat technique net du premier semestre qui devrait être légèrement inférieur à 200 millions d’euros. Scor publiera ses résultats semestriels le 28 juillet.
Le réassureur Scor a annoncé mardi soir que la sécheresse extrême qui a frappé le sud du Brésil cette année aurait un impact sur son résultat technique net du premier semestre qui devrait être légèrement inférieur à 200 millions d’euros.
Après le rachat finalisé de PartnerRe, l’assureur fait évoluer sa gouvernance. Thierry Derez se concentre sur l’opérationnel. Michel Gougnard prend la présidence.
Au premier trimestre, le spécialiste de la réassurance a provisionné 85 millions d'euros au titre du conflit en Ukraine. En Bourse, l'action a ouvert en hausse ce vendredi.
Les conséquences économiques du conflit en Ukraine se font déjà sentir pour les (ré)assureurs. «Scor prévoit d’enregistrer au premier trimestre 2022 une charge à deux chiffres en millions d’euros pour les sinistres potentiels liés au conflit pour les traités de réassurance et pour l’assurance de spécialités», a annoncé le groupe de réassurance français dans un communiqué. « Le conflit se poursuivant, cette estimation évoluera », précise-t-il. Le conflit touche en particulier les lignes d’affaires telles que les risques politiques, le crédit caution et l’aviation. Sa filiale russe Scor Po a aussi cessé de souscrire des affaires nouvelles. Outre le conflit, le groupe souligne que la série de catastrophes naturelles au premier trimestre et la poursuite de la pandémie aux Etats-Unis. « Ces développements auront un impact défavorable sur le ratio combiné de Scor P&C ainsi que sur la marge technique de Scor L&H, et devraient se traduire par une perte trimestrielle », prévient-il. Scor, qui a déjà été contraint à déplacer sa journée investisseurs initialement prévue le 29 mars, présentera ses résultats du premier trimestre le 6 mai.
Les conséquences économiques du conflit en Ukraine se font déjà sentir pour les (ré)assureurs. « Scor prévoit d’enregistrer au premier trimestre 2022 une charge à deux chiffres en millions d’euros pour les sinistres potentiels liés au conflit pour les traités de réassurance et pour l’assurance de spécialités », a annoncé le groupe de réassurance français dans un communiqué.
Lors d’une journée investisseurs, le réassureur a confirmé qu’il visait un objectif de rendement sur capitaux propres de 14% à horizon 2024, contre 11,6% fin 2021. Pour atteindre ce niveau, il compte augmenter la contribution de sa division santé (L&H Re), profiter de «marges attrayantes» dans les activités d’assurance dommage (IARD) et appliquer «une discipline continue en matière de coûts». Le groupe a déclaré que ses priorités concernant la gestion de son capital restaient inchangées, et qu’il prévoyait une augmentation de son dividende ordinaire en ligne avec les bénéfices à long terme et le déploiement de capitaux vers «des opportunités de croissance rentables».