Et de trois pour Covéa. Après les échecs Scor et Partner Re, les discussions avec Axa en vue du rachat de l’entité de réassurance Axa XL Re logée aux Bermudes auraient échoué, rapporte mardi l’Argus de l’assurance. Selon le média spécialisé, le prix proposé par Covéa n’aurait pas atteint le montant voulu par Axa. Axa XL Re pourrait être valorisé autour des 4 milliards d’euros.
Décalage. A l’occasion de sa journée investisseurs, Scor a annoncé étendre d’une année son plan stratégique « Quantum Leap », jusqu’à fin 2022. Le réassureur a ajusté plusieurs de ses objectifs financiers, misant désormais sur une croissance estimée des primes brutes émises dans le secteur non vie comprise entre 15 % et 18 %, contre une fourchette de 4 % à 8 % précédemment. Celle dans le secteur vie a en revanche été abaissée, passant d’une prévision comprise entre 3 % et 6 % à environ 1 %. Scor affiche un objectif de ratio combiné net (sinistres/primes) inférieur ou égal à 95 %. La nouvelle feuille de route sera dévoilée au marché en mars prochain. « La simplification et la transformation sont une ambition clé du prochain plan stratégique », a indiqué le réassureur.
Scor a su pousser son avantage face à Covéa pour que les deux groupes enterrent la hache de guerre le mois dernier et évitent à Thierry Derez, patron de l’assureur coopératif, un procès début juillet. Le réassureur peut se féliciter de s’être garanti, dans le cadre de cet armistice, un vote favorable à toutes les résolutions approuvées par son conseil. Détenteur de 8,46 % des droits de vote à fin décembre, Covéa a donc dû approuver le 30 juin en assemblée générale la rémunération de Denis Kessler (photo). Un soutien qui s’est avéré vital : la résolution sur le say on pay du désormais président de Scor n’a récolté que 55,7 % d’approbation, et aurait donc été repoussée sans les voix du groupe MMA-Maaf-GMF. Qui aurait cru que Thierry Derez deviendrait en 2021 le plus sûr allié du patron de Scor…
Dans le cadre de son engagement d’atteindre la neutralité carbone de ses investissements d’ici 2050, le réassureur Scor a annoncé mardi qu’il réduira l’intensité carbone de son portefeuille d’obligations d’entreprises et actions cotées de 27 % d’ici 2025. Cet objectif intermédiaire, calculé sur une base scientifique et défini conformément au protocole initial de fixation des objectifs 2025 développé par la Net-Zero Asset Owner Alliance, sera atteint via la sélection des entreprises des secteurs à forte émission les mieux classées en termes d’impact effectif sur l’économie réelle.
Dans le cadre de son engagement d’atteindre la neutralité carbone de ses investissements d’ici 2050, le réassureur Scor a annoncé mardi qu’il réduira l’intensité carbone de son portefeuille d’obligations d’entreprises et actions cotées de 27 % d’ici 2025.
« CCR a rempli sa mission. » C’est ainsi que Pierre Blayau, président de l’entreprise de réassurance française détenu à 100% par l’Etat, explique la baisse de 13% de son résultat net à 90 millions d’euros pour l’année 2020.
Le groupe de réassurance allemand a dévoilé jeudi un bénéfice net de 883 millions d’euros pour 2020, en baisse par rapport à 1,3 milliard d’euros en 2019. Il bat ses prévisions après avoir prévu 800 millions d’euros de bénéfice en novembre. Le ratio de solvabilité atteint 235% fin 2020, et le ratio de retour sur capitaux propres (RoE) 8,2% (après 13,3% en 2019). Le réassureur indique avoir provisionné plus de 950 millions d’euros dans sa branche dommages, dont 619,2 millions pour des sinistres survenus mais non encore déclarés. Hannover Re a décidé «d’augmenter légèrement le dividende ordinaire», a indiqué Jean-Jacques Henchoz, président du conseil d’administration. Le dividende proposé sera donc de 4,50 euros par action (4 euros par action en 2019).
Le groupe de réassurance allemand a dévoilé jeudi un bénéfice net de 883 millions d’euros pour 2020, en baisse par rapport à 1,3 milliard d’euros en 2019. Il bat ses prévisions après avoir prévu 800 millions d’euros de bénéfice en novembre. Le ratio de solvabilité atteint 235% fin 2020, et le ratio de retour sur capitaux propres (RoE) 8,2% (après 13,3% en 2019).
... de dollars, soit 9,5 milliards d’euros, c’est le montant record d’émissions nouvelles réalisées en 2020 dans la réassurance alternative (dont font partie les cat bonds). Cela reflète une augmentation annuelle de 106 %, selon Swiss Re. Le nombre d’opérations a également plus que doublé, à 49. Les encours globaux ont crû de 5 % à 31,7 milliards de dollars.
Scor a dévoilé mercredi une baisse de 44,5% de son résultat net sur un an à 234 millions d’euros, plombé par la pandémie dont le coût s’élève à 640 millions d’euros au total en 2020. Son ratio combiné net s’établit à 100,2%, il serait de 95,5% en excluant l’impact de la pandémie. C’est l’assurance-vie qui a le plus souffert de cet impact, à hauteur de 314 millions d’euros. En matière de réassurance de dommages et responsabilité, Scor monte à 284 millions d’euros l’impact de la pandémie. Scor propose un dividende de 1,80 euro par action au titre de l’exercice 2020, s’appuyant sur un ratio de solvabilité de 220%.
Scor a dévoilé mercredi une baisse de 44,5% de son résultat net sur un an à 234 millions d’euros, plombé par la pandémie dont le coût s’élève à 640 millions d’euros au total en 2020. Son ratio combiné net s’établit à 100,2%, il serait de 95,5% en excluant l’impact de la pandémie.
Le conseil d’administration de Scor a annoncé, mercredi, avoir choisi de remplacer Denis Kessler par Benoît Ribadeau-Dumas au poste de directeur général. «A compter du 1er janvier 2021, Benoît Ribadeau-Dumas deviendra directeur général adjoint de Scor et rejoindra à ce titre le comité exécutif du groupe, dit le réassureur dans un communiqué. Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale annuelle de 2021 de le nommer administrateur du groupe, en vue d’une nomination en tant que directeur général à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2022.» Denis Kessler conservera la présidence du groupe français de réassurance.
Le conseil d’administration du réassureur Scor a annoncé mercredi avoir choisi de remplacer Denis Kessler par Benoît Ribadeau-Dumas au poste de directeur général. Une nomination très politique puisque le futur DG de Scor était le directeur de cabinet d’Edouard Philippe à Matignon entre 2017 et 2020.
Coface, spécialiste de l’assurance-crédit et de la gestion des risques, s’est engagé à signer un accord qui vise à prolonger le dispositif de réassurance «Cap Relais» jusqu’au 30 juin 2021, annonce-t-il dans un communiqué. Ce programme de réassurance publique porte sur les encours de crédit interentreprises des assurés français, sur leur marché domestique comme à l’export. Dans le cadre de cet accord, Coface s’engage à nouveau à maintenir le montant global de ses encours jusqu’au 30 juin 2021. Ce dispositif prend la forme d’une réassurance de portefeuille. Le taux de réassurance sur le portefeuille concerné s’élèvera désormais à 20%.
Le réassureur Munich Re a indiqué mardi qu’il cesserait d’intervenir sur l’annulation des grands événements pour cause de pandémie. Torsten Jeworrek, patron de la réassurance chez le numéro un mondial du secteur, a précisé que le groupe augmenterait aussi ses tarifs sur l’assurance annulation. Le Covid-19, qui a entraîné le report de grands événements comme les JO de Tokyo, devrait coûter 4 milliards d’euros à Munich Re. A l’horizon 2025, le groupe compte porter sa rentabilité sur fonds propres entre 12% et 14%, contre un RoE normalisé de 11,9% en 2019. Il promet aussi une croissance de 5% par an de son bénéfice par action. La fourchette cible de ratio de Solvabilité 2 serait de 175 % à 220 %.