Scor tombe dans le rouge à cause de l’Ukraine et des catastrophes naturelles
Au premier trimestre, le spécialiste de la réassurance a provisionné 85 millions d’euros au titre du conflit en Ukraine. En Bourse, l’action a ouvert en hausse ce vendredi.
Publié le
Julien Marion et Alice Doré, Agefi-Dow Jones
Le titre Scor perd 5% depuis le début de l’année.
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Photo Scor.
Le réassureur Scor a publié vendredi une perte nette au titre du premier trimestre de 2022, son résultat étant pénalisé par une provision liée au conflit en Ukraine et par une série de catastrophes naturelles.
Scor a accusé une perte nette part du groupe de 80 millions d’euros, contre un bénéfice de 45 millions d’euros au premier trimestre 2021. Le résultat net du premier trimestre 2022 intègre une provision d’un montant de 85 millions d’euros au titre du conflit en Ukraine, a indiqué Scor dans un communiqué.
Les primes brutes émises, équivalent du chiffre d’affaires, se sont établies à 4,71 milliards d’euros, en hausse de 14,3% sur un an.
Ratio dégradé
Parmi les autres indicateurs suivis par le groupe, le ratio de coûts s’est établi à 4,7% des primes brutes émises au premier trimestre 2022, un niveau inférieur à l’hypothèse d’environ 5,0% du plan «Quantum Leap» de Scor, et à comparer à 4,5% au premier trimestre 2021.
Le ratio combiné net, qui définit le rapport entre le coût des sinistres et le total des primes encaissées, s’est établi à 103,7% au premier trimestre en réassurance de dommage et de responsabilité, contre 97,1% un an plus tôt.
Un ratio supérieur à 100% signifie que l’activité de réassurance dommages a accusé des pertes. S’il est inférieur à 100%, elle a été rentable.
Les primes brutes émises de cette division ont progressé de 24,9% sur un an, à 2,32 milliards d’euros.
L’activité d’assurance-vie a quant à elle enregistré une hausse de 5,6% sur un an de ses primes brutes, à 2,4 milliards d’euros.
En juillet et novembre
Au niveau du bilan, le groupe s’est dit «bien capitalisé», avec un ratio de solvabilité estimé à 240% à fin mars, au-dessus de la zone de solvabilité optimale définie dans le plan «Quantum Leap» de Scor (entre 185% et 220%).
Par ailleurs, le groupe a indiqué qu’il ferait un «point sur son environnement et ses ambitions stratégiques» le 28 juillet, lors de la publication de ses résultats pour le deuxième trimestre, puis «présentera son nouveau plan stratégique dans son ensemble», le 9 novembre prochain, lors d’une journée investisseurs qui accompagnera ses résultats du troisième trimestre.
À la Bourse de Paris, l’action Scor gagnait 1,5% ce vendredi en fin de matinée.
Le groupe de réassurance a accusé une perte plus importante que prévu au premier trimestre, mais la croissance des primes brutes de sa branche de réassurance dommages a elle dépassé les attentes, souligne Jefferies. Les primes brutes de cette division ont progressé de 24,9% au premier trimestre, dépassant de 3,8% le consensus.
Le premier réassureur mondial a préféré protéger sa profitabilité plutôt que la croissance. Un pari osé sur un marché plus concurrentiel qui ne lui a pas valu les faveurs des investisseurs. Après publication, le titre perdait 4,45% pour tomber à son niveau le plus bas depuis un an.
Au premier trimestre 2026, le réassureur allemand voit son bénéfice net bondir de 48% à 710,6 millions d’euros et limite les pertes en réassurance dommages. Malgré cela, les marchés s’attendaient à mieux.
Le deuxième réassureur mondial voit ses bénéfices bondir de 19 % sur les premiers mois de l’année, mais son volume d’affaires décline notamment en réassurance dommages et responsabilités (P&C) sous l’effet du changement de cycle de marché. La situation qui s’enlise au Moyen-Orient incite aussi Swiss Re à accroître sa prudence.
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