Malgré un taux de licenciement très faible, les Etats-Unis ne créent presque plus d’emplois depuis le printemps 2025 selon l’enquête auprès des entreprises, avec un taux d’embauche au plus bas niveau de 15 ans.
L’indice parisien a profité de la publication des chiffres de créations de postes aux Etats-Unis en décembre pour accélérer sa hausse et établir un sommet à plus de 8.330 points.
Certains économistes estiment que le marché de l'emploi américain est confronté à des problèmes davantage structurels que conjoncturels. Le taux de chômage, qui sera publié en fin de semaine, reste toutefois attendu au niveau relativement bas de 4,5%.
Publiés avec retard, les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis montrent une légère hausse des créations combinée à l’augmentation du taux de chômage. Pas de quoi agiter les marchés.
Les derniers chiffres - sur le sentiment des consommateurs en novembre davantage que sur l’inflation et la consommation en septembre - ont confirmé la probabilité selon laquelle la banque centrale devrait poursuivre son assouplissement monétaire le 10 décembre.
Selon le rapport ADP, le pays a détruit 32.000 postes le mois dernier alors que les économistes anticipaient 40.000 créations. Les marchés réagissent modérément.
Le message clé est le suivant : le marché de l’emploi américain a rebondi en septembre 2025 et cela a des conséquences pour la Fed que les marchés doivent intégrer. Le taux de chômage augmente légèrement de 4,3 % à 4,4 %, tandis que les salaires surprennent marginalement avec une croissance de 3,8 % contre un consensus de 3,7 %. Malgré la hausse du taux de chômage, il s’agit d’un rapport solide.
Le blocage administratif d’octobre semble avoir augmenté les inquiétudes sur l’économie américaine, à en croire le sondage du Conference Board auprès des consommateurs, qui ont désormais davantage de craintes sur leur emploi à court terme.
Alors que le sommet Adopt AI se tient les 25 et 26 novembre à Paris, plusieurs études ont fait état ces derniers mois de résultats décevants quant à la capacité de l’intelligence artificielle à améliorer l’efficacité de la production. Les jeux sont loin d’être faits et certains prédisent toujours un impact majeur sur nos économies.
Encore une fois, le rapport du département du Travail, le premier depuis la fin du «shutdown», et portant sur les données de septembre, a envoyé un message mitigé : plus favorable sur les créations d’emplois, un peu moins sur le taux de chômage. La baisse de taux un moment anticipée le 10 décembre semble encore compromise.
Alors que les rares données publiées du fait du «shutdown» ne permettent pas d’avoir une idée précise sur l’état de l’économie et de l’emploi américains, les gouverneurs ont tout fait pour réduire les attentes autour de la prochaine réunion de la Réserve fédérale.
Tout le monde s’accorde sur un «ralentissement progressif», mais avec deux lectures possibles allant du risque d’accélération du chômage à celui d’une croissance molle soutenue par les prix et qui empêchera la Fed de diminuer ses taux trop vite.
Noha Sassi a lancé Finance By Click, une plateforme spécialisée pensée pour réduire le fossé entre des employeurs exigeants et des talents trop souvent invisibles.
Un an après l’élection de Donald Trump, les analystes qui annonçaient une catastrophe rapide au regard de son programme protectionniste doivent reconnaître que la croissance tient, sans une inflation démesurée, avec des marchés actions au plus haut. Mais avec aussi une économie à deux vitesses, dont la moyenne masque peut-être les difficultés croissantes des ménages et des entreprises du bas de l’échelle.
Le Conseil des gouverneurs ne modifiera pas son taux de dépôt lors de sa réunion monétaire jeudi. Les marchés ont même annulé, avec les derniers chiffres sur l’économie allemande, les faibles anticipations de baisse de taux qu’ils avaient valorisée à cause de discours un peu plus «accommodants» depuis trois semaines.