Nestlé annonce 16.000 suppressions de postes pour redresser la barre
Le géant de l’agroalimentaire veut stopper la spirale négative. En difficulté en Bourse et sur le front de sa gouvernance, Nestlé a dévoilé des chiffres meilleurs que prévu tout en annonçant un important plan de réduction des effectifs.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes du groupe ont reculé de 1,9%, à 65,87 milliards de francs suisses, mais elles ont progressé de 3,3% à périmètre et changes constants grâce à un effet prix de 2,8% et une croissance interne de 0,6%. Sur le seul troisième trimestre, la hausse organique a même atteint 4,3%, dont 1,5% de progression interne là où les analystes anticipaient une augmentation limitée à 0,3% selon Reuters.
Nestlé a vu ses ventes internes croître dans toutes les régions depuis le début de l’année sauf dans la zone Amérique. Sa division Santé a enregistré une solide progression de 4,1% tandis que la marque Nespresso grimpait de 2,4% et la branche Eau & Boissons premium montait de 2%.
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16.000 suppressions de postes
En parallèle de ces chiffres, le nouveau directeur général, le troisième en un an, a annoncé des mesures de réduction des coûts. Philipp Navratil, qui a succédé en septembre au Français Laurent Freixe renvoyé pour une affaire de mœurs, a dévoilé un plan de suppression de 16.000 postes en deux ans.
Dans le détail, 12.000 emplois de cadres et d’employés administratifs («cols blancs») sont concernés, ce qui devrait générer des économies annuelles d’un milliard de francs suisses d’ici fin 2027, soit le double du plan initial, pour un coût de mise en œuvre d’environ 2 milliards de francs suisses. Les 4.000 autres suppressions viseront à améliorer la productivité des usines et de la chaîne d’approvisionnement.
Au global, les mesures d'économies devraient désormais atteindre 3,5 milliards de francs suisses d’ici la fin de l’année 2027.
En réaction à ces annonces, le titre Nestlé a bondi de 9,3% jeudi à la Bourse suisse. L’action perd encore 1% sur un an et 20% en trois ans.
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