L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Le mouvement de correction sur les marchés de taux s’amplifie ce matin alors que les Etats annoncent progressivement des plans de soutien budgétaire au niveau mondial pour faire face à la crise du coronavirus et à l’impact sur l’économie des mesures de confinement dont il est difficile d’estimer l’ampleur. Le coût de l’épidémie pour les finances publiques est également difficile à évaluer tant que l’épidémie continuera de progresser et donc l’impact sur les dettes publiques. Ce matin, en Europe, les couacs de communication au sein de la BCE ajoutent aux craintes des investisseurs dans un marché fébrile sur la liquidité.
Pictet a détrôné BlackRock dans le classement français Fund Brand 50 des meilleures marques dans le domaine de la gestion d’actifs. La société de gestion suisse a pris la tête du palmarès 2019 publié le 16 mars par Broadridge Financial Solutions, avançant d’une place par rapport à l’année précédente. Natixis IM dépasse aussi BlackRock et se classe deuxième, tandis que la plus grande société de gestion au monde descend à la troisième place. Elle était numéro un depuis 2016. L’étude Fund Brand 50 cherche à déterminer l’influence et l’attrait des sociétés de gestion en interrogeant 850 sélectionneurs de fonds européens, gérant environ 3.000 milliards d’euros d’encours. Les critères retenus sont notamment la stratégie d’investissement, la prise en compte des clients, l’innovation et la solidité. “La montée en puissance de Pictet s’explique par sa forte position dans l’investissement socialement responsable - il s’agit de la meilleure marque - mais surtout dans la gestion thématique, sachant que l’appétit pour ces produits a été gargantuesque parmi les sélectionneurs européens”, explique à NewsManagers Mauro Baratta, vice president, global distribution solution de Broadridge. “Le succès de Natixis en France est en partie lié à un changement de méthodologie, qui a conduit à l’intégration de DNCA dans Natixis, et au succès de H2O AM avant les problèmes liés à la liquidité de certaines positions. De plus, la proposition marketing claire d’une marque unique «Active Thinking» continue de conférer un rôle distinct à la société mère qui apporte une valeur ajoutée à l’offre des affiliées», poursuit-il. Amundi arrive sixième en France et septième en Europe L’année 2019 est aussi marquée par l’entrée de Lazard AM dans le top 10, à la neuvième place, à la faveur d’un bond en avant de 8 points. M&G Investments revient dans le classement des dix meilleurs qu’il avait quitté l’an dernier, en dixième position. En revanche, DNCA et Carmignac, septième et neuvième en 2018, sortent. DNCA est désormais intégré à sa maison mère Natixis IM, alors que Carmignac est descendu dans le classement. «L’offre de produits d’allocation d’actifs de Lazard a été préféré par certains sélectionneurs de fonds au fonds vedette de Carmignac. Lazard a aussi bénéficié de son service clients», détaille Mauro Baratta. En milieu de classement se trouvent Fidelity, qui reste stable à la quatrième place, JPMorgan AM, qui monte d’une place à la cinquième, Amundi, qui gravit deux échelons pour se classer sixième, Comgest, qui gagne trois places, à la huitième. Sycomore perd quant à elle trois places et passe huitième. La société de gestion rachetée par Generali avait déjà reculé d’un point l’an passé. «Le sort de la marque Sycomore semble avoir souffert d’effets négatifs de son acquisition par Generali, qui a commencé comme une participation stratégique mais a été élargie à une participation majoritaire en 2019, et des problèmes de performance sur certains de ses produits», a commenté Mauro Baratta. Les boutiques tirent leur épingle du jeu Côté européen, le classement reste dominé, comme l’an dernier, par BlackRock (1er), JP Morgan, Fidelity et Pictet AM. Robeco se hisse à la cinquième place, grâce à une hausse de deux points. En France, la société néerlandaise est onzième. Pour la première fois, deux sociétés de gestion française figurent dans le top 10: Amundi et Natixis, à la septième et huitième place respectivement, grâce à une avancée de trois places chacun. Pimco aussi rejoint le classement des dix meilleures marques, à la dixième place. DWS et Invesco, en revanche, le quittent. «2019 a été une année difficile pour les sociétés de gestion, l’incertitude sur les marchés ayant poussé les investisseurs à investir massivement auprès des maisons de gestion passive. Ce phénomène masque un soutien grandissant pour certains groupes matures en transition, ainsi que pour des petites étoiles montantes», a commenté Mauro Baratta, vice-président, Distribution Insight, Broadridge. Les marques ayant enregistré les plus fortes croissances sont des boutiques comme Degroof Petercam et Bellevue, qui ont fait leur première apparition dans le classement, mais aussi des sociétés un peu plus grandes comme Lazard, Artemis et Capital Group. On trouve aussi des géants comme Vanguard, qui a avancé de 9 places à la vingtième, et iShares, qui a progressé de trois places à la treizième, son meilleur score. Broadridge note aussi que l’écart se réduit entre JPMorgan et Fidelity d’une part et le leader BlackRock d’autre part. La note du géant américain de la gestion a encore décliné en 2019, sa position souffrant probablement d’une dilution liée au succès de sa société dédiée aux ETF, iShares, dont la marque est mesurée séparément.
Les places boursières européennes débutent la semaine sur une chute de plus de 10% malgré la nouvelle baisse surprise des taux de la Fed hier et l’intervention coordonnée des principales banques centrales mondiales pour assurer la liquidité en dollar.
Le rebond de vendredi a fait long feu. Les places boursières européennes débutent la semaine de nouveau dans le rouge vif malgré la nouvelle baisse surprise des taux de la Fed hier et l’intervention coordonnée des principales banques centrales mondiales pour assurer de la liquidité en dollar.
La propagation rapide du coronavirus fait craindre une récession mondiale, intégrée dans les cours de Bourse, face à laquelle les politiques semblent démunis.
Alain Laurin et Olivier Panis, analystes chez Moody's, jugent les banques françaises suffisamment armées face à une montée des créances douteuses, mais elles n'échapperont pas à un ralentissement de l'économie européenne.
Les marchés actions européens ont accusé jeudi des pertes historiques et les rendements des emprunts d’Etat en zone euro se sont nettement écartés, le plan ciblé dévoilé plus tôt par la Banque centrale européenne contre les effets du coronavirus ayant échoué à rassurer les investisseurs.
Les ennuis recommencent pour H2O Asset Management. Et pour sa maison mère, Natixis, dont le titre a clôturé en baisse de 4,76% mercredi 11 mars, alors que les autres banques françaises étaient orientées à la hausse. Le 9 mars, H2O a envoyé une lettre à ses clients, les avertissant que ses fonds étaient confrontés à des pertes « pouvant surprendre par leur ampleur », comme l’a révélé le Financial Times. Ces pertes seraient liées à des paris sur des obligations et des devises ayant mal tourné lors des fortes variations sur les marchés de ces derniers jours. Dans une autre lettre envoyée le 3 mars, et que L’Agefi a pu consulter, le gérant indique que les portefeuilles sont vendeurs de volatilité à court terme sur les indices actions américaines et européennes et acheteurs de devises matières premières (y compris pétrolières), peu de temps avant l’effondrement des cours. Dans sa deuxième lettre, la boutique fondée par Bruno Crastes et Vincent Chailley, écrit que les pertes «ne correspondent pas à notre lecture de la réalité macro-économique du monde d’aujourd’hui». Elle ajoute: «nous avons vécu de telles crises par le passé. Nous savons que l’important est de ne pas regretter d’avoir été pris au piège (quasiment impossible dans le cas du Covid-19), mais de bien gérer la sortie». Un premier article de Bloomberg, paru lundi, avait déjà fait état de fortes pertes pour plusieurs fonds phare de H2O AM. Les pertes effacent les gains de 2019 Le fonds Vivace perd 31,72 % depuis le début de l’année au 6 mars, d’après le site Internet de H2O AM. Et ce, alors qu’il ne perdait que 3,6 % sur le seul mois de janvier. En 2019, en revanche, il avait affiché un gain de 30,1 %. Le fonds Multistrategies abandonne 30,46 % depuis le début de l’année au 8 mars, après avoir affiché une performance de 29,64 % en 2019. D’autres fonds connaissent une situation difficile. MultiBonds, qui était en hausse de 1,6 % en janvier, abandonne 20,54 % depuis le début de l’année au 6 mars, après une hausse de 33,6 % en 2019. Enfin, Allegro est en baisse de 20,64 % depuis le début de l’année, après avoir perdu 1 % en janvier seulement et gagné 39,6 % en 2019. Contactée par NewsManagers, Natixis n’a pas souhaité faire de commentaire. Cet épisode rappelle de mauvais souvenirs. En juin 2019, H2O Asset Management avait déjà fait des vagues en raison de l’exposition de ses fonds à des actifs illiquides liés à un homme d’affaires allemand sulfureux. Cette affaire révélée par le FT avait provoqué des rachats nets de 8 milliards d’euros en quelques jours. Et le titre Natixis en avait déjà souffert. Cette crise a relancé les spéculations sur une vente par Natixis de la société de gestion dont elle détient 49,9 % du capital depuis 10 ans. La banque a toutefois démenti récemment l’existence d’une clause de renégociation de son partenariat avec H2O. Bruno Crastes, le fondateur de H2O AM, est connu pour être un gérant dont les fonds ont parfois de très grandes variations durant l’année en raison de paris souvent très contrariants.
Face au coronavirus et à la chute du pétrole, les prêteurs européens ne sont pas exposés de la même manière aux risques de défaillance de leurs clients.
La chute du baril de pétrole a soufflé un vent de panique sur des marchés déjà éprouvés par le coronavirus, dans l’espoir d’interventions monétaires et budgétaires.
Disposant sur plus de 15 ans d’une cartographie de référence du marché institutionnel français par typologie d’engagements, l’AF2i a regroupé les portefeuilles et allocations en six familles distinctes, tenant compte des structures de passifs et de la réglementation de chacune d’entre elles. A partir des allocations communiquées annuellement pour les six groupes en question - l’assurance-vie – engagements réglementés (principalement fonds en euros), l’assurance dommages, la santé et la prévoyance, la retraite par répartition, la retraite par capitalisation (épargne retraite supplémentaire, fonds de pension, …) et les associations, fonds de dotations et fondations - la société Quantalys avec qui elle a passé un partenariat établit désormais des benchmarks, en retenant pour chaque classe d’actifs la catégorie la plus appropriée, parmi les 140 catégories suivies par le consultant.
Cette année sera résolument européenne pour les acteurs de financement participatif avec l’adoption prévue d’un règlement unique. Si le texte leur ouvrira les portes du marché européen, il imposera un abaissement du seuil pour les plateformes françaises et une protection accrue du consommateur.
Les députés plancheront à partir du mercredi 26 février sur les taux bas, leurs effets sur l’épargne des ménages et sur les acteurs financiers. La commission des Finances de l’Assemblée nationale a mis sur pied une mission d’information qui va d’abord réfléchir aux pistes permettant de protéger les épargnants de la baisse de rémunération des produits réglementés.