Nouveau lundi noir sur les marchés financiers
Le rebond de vendredi a fait long feu. Les places boursières européennes débutent la semaine de nouveau dans le rouge vif malgré la nouvelle baisse surprise des taux de la Fed hier et l’intervention coordonnée des principales banques centrales mondiales pour assurer de la liquidité en dollar.
Une demi-heure après l’ouverture, l’indice Euro Stoxx 50 chute de 7,3% à 2.396 points. A Paris, l’indice CAC 40 dégringole de 8,7%, à 3.760 points. A Francfort, l’indice Dax 30 abandonne 8,5%, à 8.449 points.
Ce matin, en Asie, les actions chinoises ont cédé plus de 4%. A Tokyo, l’indice Nikkei 225 a perdu 2,5%, après avoir ouvert en hausse et en dépit de l’annonce par la Banque du Japon d’une augmentation de son programme d’achats d’actifs.
Wall Street est attendu en baisse. Les futures sur S&P 500 reculent de 5% après l’activation des coupe-circuits.
Hier, la Fed a encore réduit le taux des Fed funds de 100 points de base (pb), les ramenant à zéro (fourchette de 0 à 0,25%), après une première baisse de 50 pb, et avant la réunion de comité de politique monétaire le 18 mars. L’insitut d’émission a également annoncé la reprise de son programme de quantitative easing pour 700 milliards de dollars. Les grandes banques centrales ont en outre lancé une action coordonnée avec les autres grandes banques centrales pour fournir des liquidités en dollars aux marchés.
Mais ces annonces ne rassurent pas les investisseurs alors que la pandémie continue de se propager avec des conséquences toujours plus grandes pour l’économie. Les économistes sont de plus en plus nombreux à anticiper une récession cette année alors que les mesures de confinement se multiplient et malgré les annonces des banques centrales et des gouvernements. Les premiers indicateurs économiques publiés par la Chine montrent un effondrement de l’économie en janvier-février.
Ce matin le secteur aérien est particulièrement touché. Air France-KLM perd encore 15%.
Les stratégistes de Goldman Sachs voient une poursuite de la baisse des marchés et un indique S&P 500 descendre jusqu’à 2.400 points, soit encore une baisse de près de 12%.
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 devraient de nouveau s’entretenir sur la réponse à apporter à cette crise. En Europe, l’Eurogroupe se réunit aujourd’hui et demain.
Plus d'articles du même thème
-
CXMT alimente un coup de froid dans le secteur des puces
Le leader chinois des puces revendique une avancée majeure dans les mémoires, devançant Samsung et Hynix, qui bénéficiaient jusqu’à présent d'une forte hausse des prix dans le secteur. -
La plateforme de gestion de Temasek fusionne trois de ses sociétés
Détenue à 100 % par l'investisseur public singapourien, Seviora gère environ 68 milliards d'euros d'actifs et unifiera trois de ses cinq sociétés de gestion au 1er janvier 2027. -
Les foncières parviennent à réduire leur décote, mais pas les holdings
En cinq ans, les foncières françaises sont parvenues à abaisser leur décote de 42% à 29%, tandis que sur la même période, celle des holdings européennes a progressé de 18% à 39%.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Plein gazEngie s'associe à CMA CGM pour produire du biométhane au Havre
Le biométhane est une alternative intéressante pour les industriels qui ont du mal à électrifier leur activité dans le cadre de leur transition énergétique -
Chamboule-toutFrançois Cornut-Gentille : « Pour la présidentielle, ce qui doit être radical, c’est le changement de méthode »
« On croit que l'exécutif de la Ve République est fort. En pratique, il n'a jamais été aussi faible, assailli de toutes parts », assure l'ancien député, spécialiste de la gouvernance -
Fuis-moi, je te suisMidterms : pour les républicains, la moindre photo avec Donald Trump devient un handicap
Impopularité du président, flambée des prix des carburants, guerre au Moyen-Orient... A trois semaines des élections de mi-mandat, des candidats du GOP se démarquent de leur président, au point d’effacer toute trace de son existence sur leur site de campagne