La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs

Selon une étude de MSCI, les fonds traditionnels non cotés sont sur la sellette face à la montée en puissance des ETF actifs. Mais changer de véhicule ne veut pas nécessairement dire changer de gestionnaire.
MONTE - PROGRESSION - FLECHE
 -  Fotolia
Voir le résumé Abonnés
Connectez-vous ou abonnez-vous pour accéder au résumé de cet article.
  • Une majorité d’investisseurs professionnels se dit prête à transférer ses encours des fonds traditionnels vers les ETF actifs.
  • Selon MSCI, 85 % des 450 professionnels interrogés utilisent déjà ces produits et 65 % prévoient d’augmenter leur allocation.
  • Cependant, 58 % des sondés estiment que le format de l’ETF n’est pas adapté pour investir dans des actifs non cotés.

Le format des ETF continue de séduire massivement les professionnels de l’investissement, y compris pour accéder à des stratégies actives. Selon une étude réalisée par MSCI auprès de 450 conseillers financiers et gérants de portefeuille (européens pour les deux-tiers et américains pour le tiers restant), 85 % utilisent d’ores et déjà les ETF actifs, à quelques encâblures à peine des ETF indiciels historiques (93 %).

L’enveloppe du fonds coté est surtout plébiscitée pour l’avenir : 65 % des répondants déclarent vouloir augmenter leur allocation aux ETF actifs (en net des 6 % qui veulent la réduire), contre 58 % pour les ETF passifs. A l’inverse, 18 % comptent réduire le poids des fonds traditionnels non négociés en Bourse. Une tendance qui ne s’applique pas qu’à la collecte future : lorsqu’ils envisagent un ETF actif proposé par un gestionnaire qu’ils utilisent déjà par ailleurs, 58 % iraient puiser dans les encours déjà alloués à des fonds traditionnels, contre 23 % dans des nouveaux flux et 19 % dans le stock d’ETF existant.

Arbitrage en vue

Un arbitrage qui ne serait pas nécessairement en défaveur des asset managers historiques puisque la moitié des répondants se disent prêts à basculer sur la version ETF de la stratégie qu’ils utilisent déjà.

Le format des ETF attire très classiquement les professionnels de l’investissement pour leur structure de coûts avantageuse. C’est essentiellement (86 % des cas) le niveau des frais de gestion qui est scruté mais aussi, pour 68 % des répondants, le coût de la liquidité et de négociation sur les marchés. Une majorité d’investisseurs (58 %) semblent toutefois être ouverts à des frais de gestion plus élevés si l’ETF lui permet d’investir dans des classes d’actifs moins faciles d’accès. Ils sont 48 % à l’affirmer pour des stratégies semi-actives, thématiques ou alternatives.

Muraille de l’illiquidité

Repousser à l’extrême les capacités de l’enveloppe ETF pour y loger des actifs non cotés n’est en revanche pas une option souhaitée par les répondants. 58 % considèrent que le format n’est pas adapté, un chiffre qui grimpe même à 64 % parmi les investisseurs européens. 62 % s’inquiètent des risques qu’un véhicule négociable toute la journée puisse investir dans des actifs aussi illiquides.

Interrogés sur ce qui pourrait faire évoluer leur jugement sur d’éventuels ETF d’actifs non cotés, ils sont 50 % à citer la transparence du portefeuille et des valorisations, 52 % l’existence d’un solide track-record et 55 %... des frais plus faibles.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

A la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...