Avant que l’examen du budget 2025 ne vire à la crise politique, l’actualité était dominée par d’autres sujets.
Sandrine Genet, co-fondatrice du cabinet en gestion de patrimoine Carat Capital est revenue sur ce qu’il ne fallait pas manquer, au micro de Gaétan Pierret, dans le dernier Patrimoine Online de l’année. Elle était accompagnée de son équipe : Yohann Derbyshire, directeur des investissements et Antoine Tranchimand, directeur du développement.
Il a temporairement volé la vedette du Projet de loi de finances (PLF) 2025. Début novembre, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine pour la deuxième fois, damant le pion à son adversaire démocrate Kamala Harris. Cette victoire n’a pas laissé les marchés indifférents : dans la foulée des résultats, le S&P 500 avançait de 1,8%, le Nasdaq grimpait de 2% et l’indice Russell 2000 des petites et moyennes capitalisations bondissait de 4,9% peu après l’ouverture de Wall Street. Les actions chinoises, elles, ont plutôt accusé le coup.
Quel impact ces mouvements peuvent-ils avoir sur les allocations d’actifs ? Pour Yohann Derbyshire, les mesures protectionnistes à venir de Donald trump – il veut notamment imposer 25% de droits de douane aux produits canadiens et mexicains – invitent à renforcer sa diversification géographique. Il prévient : «On sait que l’Europe y passera également…».
Dernière ligne droite pour la troisième version du label ISR
Ce n’est pas une actualité passée, mais à venir : au 1er janvier prochain, les fonds labellisés ISR devront s’être mis au diapason de la troisième version du référentiel pour pouvoir conserver le sésame. Cette mise à jour fait débat du côté des sociétés de gestion, découragées par des contraintes qu’elles estiment disproportionnées. Du côté des CGP, cette nouvelle version ne renverse pas complétement la table. On fait plutôt entendre le poids de la règlementation sur le quotidien, qui impose notamment de recueillir les velléités des clients en matière d’investissement responsable. Problème : l’offre de fonds ne permet pas toujours de traduire ces desideratas en allocation d’actifs.
Le couperet a fini par tomber ! Entre deux séances chaotiques sur le budget 2025, députés et sénateurs sont parvenus à voter la proposition de loi d’Annaïg Le Meur (députée du Finistère ; groupe Ensemble pour la République) visant à remédier aux déséquilibres du marché locatif en zone tendue.
Le texte durcit la règlementation des meublés touristiques. Il abaisse notamment l’abattement des biens non classés (30% au lieu de 50% dans la limite de 15.000 euros de chiffre d’affaires annuel). Les communes gagnent des droits, à commencer par celui de réduire la durée maximale de location d’une résidence principale en meublé de tourisme (de 120 à 90 jours par an).
Les nouveaux meublés touristiques devront également respecter le calendrier d’interdiction progressive de location des passoires thermiques instauré par la loi Climat et résilience (2025 : logements avec un DPE G, 2028 les F et 2034 les E).
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