Carlos Araujo (Allianz France) : « On risque de devoir prendre plus d’estimations de fournisseurs de données »
Allianz France gère environ 63 milliards d’euros pour son fonds euro, dans un portefeuille dominé à 80 % par les produits de taux. Carlos Araujo dirige l’investissement durable et la conformité de la filiale française de l’assureur allemand.
La révision de la réglementation SFDR est enclenchée, le Conseil de l’Union européenne a adopté le 24 juin sa position de négociation, qui prévoit de remplacer les articles 6, 8 et 9 par trois nouvelles catégories de produits. Le texte va ensuite poursuivre son cheminement dans les différentes institutions européennes. Parallèlement, le paquet Omnibus a relevé le seuil d’assujettissement au reporting de durabilité (CSRD) aux entreprises de 1.000 salariés contre 500 auparavant, réduisant le nombre d’acteurs tenus de produire leurs propres données extra-financières.
Carlos Araujo explique ce que ces deux évolutions impliquent concrètement pour Allianz France en tant qu’entité assujettie à ce reporting et en tant qu’investisseur consommateur de données extra-financières. Il aborde notamment le traitement encore incertain des obligations d’Etat dans le nouveau cadre SFDR et prévient que l’évolution de CSRD aura des effets : « On risque de devoir prendre plus d’estimations de fournisseurs de données qui pourraient ne pas être au même niveau », prévient-il.
A lire aussi : Allianz France fait la part belle à toutes les souverainetés dans son portefeuille
Plus d'articles du même thème
-
David Charlet (Anacofi) : «Les CGP sont devenus des accompagnants de crise»
Alors que le projet de loi de finances est présenté ce jeudi et doit être débattu au Parlement, David Charlet, président de l'Anacofi, revient sur les enjeux du texte pour les conseillers patrimoniaux. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Marie Marchais (FIR) : « Nous avons voulu que la méthode Voice soit pratique »
Marie Marchais, responsable de la plateforme Engagement du Forum pour l’investissement responsable (FIR), s’est exprimée lors de l’Institutional Day organisé le 30 juin dernier par L’Agefi. Elle a notamment détaillé la première version de la méthode Voice ainsi que la perception des entreprises françaises sur l’engagement actionnarial. -
Julia Bertuzzi (Abeille Assurances) : « En Europe, les institutionnels restent positionnés sur l'ESG »
Analyste investissement et ESG chez Abeille Assurances, Julia Bertuzzi intervenait lors de l'Institutional Day organisé le 30 juin par L'Agefi. Elle revient sur l'anticipation de la révision du SFDR, la politique d'engagement actionnarial de l'assureur et la résistance de l'ESG en Europe.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'enquête interne de Malakoff Humanis éclaire le rôle d'un intermédiaire dans sa délégation de gestion
- Le Crédit Agricole lance avec Amundi son offensive dans le capital naturel
- Le Plan doute que les réserves de l'Agirc-Arrco et du FRR puissent amorcer la capitalisation
- La Capssa et le Fonds de garantie des victimes réclament des solutions d'investissement proches de leurs missions
- Les candidats à la présidentielle donnent des gages à l'Afer sur l'épargne des Français
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture