Carlos Araujo (Allianz France) : « On risque de devoir prendre plus d’estimations de fournisseurs de données »

Directeur de l’investissement durable et de la conformité chez Allianz France, Carlos Araujo Blanco intervenait lors de l’Institutional Day organisé le 30 juin par L’Agefi. Il revient en vidéo sur la révision de la réglementation SFDR, le traitement des obligations d’Etat et les conséquences de l’allègement de la CSRD.

Allianz France gère environ 63 milliards d’euros pour son fonds euro, dans un portefeuille dominé à 80 % par les produits de taux. Carlos Araujo dirige l’investissement durable et la conformité de la filiale française de l’assureur allemand.

La révision de la réglementation SFDR est enclenchée, le Conseil de l’Union européenne a adopté le 24 juin sa position de négociation, qui prévoit de remplacer les articles 6, 8 et 9 par trois nouvelles catégories de produits. Le texte va ensuite poursuivre son cheminement dans les différentes institutions européennes. Parallèlement, le paquet Omnibus a relevé le seuil d’assujettissement au reporting de durabilité (CSRD) aux entreprises de 1.000 salariés contre 500 auparavant, réduisant le nombre d’acteurs tenus de produire leurs propres données extra-financières.

Carlos Araujo explique ce que ces deux évolutions impliquent concrètement pour Allianz France en tant qu’entité assujettie à ce reporting et en tant qu’investisseur consommateur de données extra-financières. Il aborde notamment le traitement encore incertain des obligations d’Etat dans le nouveau cadre SFDR et prévient que l’évolution de CSRD aura des effets : « On risque de devoir prendre plus d’estimations de fournisseurs de données qui pourraient ne pas être au même niveau », prévient-il.

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