Election Trump: «Nous surveillons les actions dans les services financiers et la santé»
L’Agefi a interrogé ce matin Christian Preussner, spécialiste des actions chez JPMorgan AM, quelques minutes à peine après l’annonce de l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis. Ci-dessous les principaux points abordés lors de cette interview (en anglais).
L’Agefi. - Quatre mois après le vote en faveur du Brexit, Donald Trump a été élu 45e président des Etats-Unis. Les places financières mondiales sont déjà secouées. Faut-il s’attendre à une correction très importante des places financières mondiales?
Christian Preussner. - Ce matin, nous avons déjà constaté des mouvements négatifs sur les marchés en Asie: le Topix a clôturé en forte baisse au Japon, ainsi que les devises, particulièrement le peso mexicain. Beaucoup de gens ont été surpris du résultat de cette élection américaine et nous allons certainement voir des prises de profit sur les marchés. Cependant, à plus long terme, l’environnement économique des Etats-Unis restera le facteur le plus important à surveiller.
L’Agefi. - Le Japon a clôturé à -5% ce matin, quel sera l’impact de cette élection à court terme et à moyen terme sur les actions américaines?
Christian Preussner. -Nous pouvons attendre les mêmes mouvements de baisse sur les marchés américains que ceux que nous avons constatés sur les marchés asiatiques ce matin à cause des prises de profit. A plus long terme, nous devrons observer comment les bénéfices des entreprises et l’économie américaine réagiront à la politique menée par Donald Trump.
L’Agefi. - Quelles valeurs vont particulièrement souffrir à cause de ce résultat aux Etats-Unis?
Christian Preussner. -Ces prochains jours, il va falloir surveiller certains secteurs comme les services financiers et la santé. Cependant, d’autres domaines pourraient profiter de cette élection, comme l’énergie ou la défense.
L’Agefi. - Votre allocation d’actifs pourrait-elle être modifiée par cette surprise que les marchés n’avaient pas anticipée?
Christian Preussner. - Nous appliquons généralement un style de gestion bottum-up, c’est-à-dire que nous raisonnons titre par titre (et non pas en fonction d’éléments macroéconomiques, ndlr). Ainsi, au sein de chaque secteur nous pouvons trouver des actions qui performent bien. Cependant, même s’il est encore trop tôt pour dire ce qui va changer exactement,nous devrions ajuster nos portefeuilles sicette élection devait avoir des implications de long terme.
Plus d'articles du même thème
-
Diana Hazvartian (CDC) : "Les taux de défaut sur la dette privée sont historiquement bas en Europe"
Selon la responsable des investissements en dette privée de la Caisse des dépôts, il ne faut pas faire d'amalgame entre les Etats-Unis et l'Europe en matière de dette privée. Néanmoins, il convient de rester vigilant sur cette classe d'actifs dont le marché est en plein essor. -
PARTENARIAT« La volonté de souveraineté des Etats estompe les avantages compétitifs des multinationales »
Interview de Jacques-André Nadal, Directeur général délégué en charge des gestions de Covéa Finance. -
PARTENARIATQuelles perspectives pour un marché de l’épargne en pleine transformation ?
Julien Ducoup, Partner, Responsable du secteur de l’assurance et Nicolas Boulay, Partner, Assurance, au sein de Square Management, évoquent dans cette interview vidéo les thèmes qui seront débattus lors de cet évènement, le jeudi 18 juin prochain, à partir de 17h30 au Shangri-La. -
PARTENARIATRéinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L’heure du «value for money» n’a pas encore sonné pour les produits structurés
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L’Europe dégaine son plan de souveraineté technologique
Contenu de nos partenaires
-
Seul en scèneAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin peut-il tenir ?
Sur la sellette depuis une semaine, le garde des Sceaux campe sur sa ligne de défense, pointant les responsabilités individuelles dans cet échec judiciaire. Mais la pression va crescendo, à la mesure de la colère des Français -
Comparaisons n'est pas (toujours) raisonJustice : le manque de moyens a bon dos
EN CHIFFRES. Malgré une hausse notable des crédits et des effectifs sous Emmanuel Macron, la justice française peine à rattraper son retard numérique et reste à la traîne en nombre de magistrats face à ses voisins européens -
StatistiqueDates de la présidentielle 2027 : Emmanuel Macron n'est pas encore en retard
Les Français voteront-ils le 11 avril et le 25 avril 2027 ? Ou bien le 18 avril et le 2 mai ? Emmanuel Macron n'a pas encore tranché, mais certains de ses prédécesseurs ont pris plus de temps que lui