Le métal jaune bénéficie des anticipations de baisses des taux de la Fed et de la faiblesse induite du dollar. L’argent, qui a déjà retrouvé ses sommets récents, progresse dans son sillage.
Malgré un flou persistant sur l’économie américaine à cause du manque de données depuis la fin du «shutdown», les panélistes de L’Agefi continuent à suivre les mêmes raisonnements que les marchés concernant l’assouplissement monétaire, qui pourrait s’accélérer à la Fed et être terminé à la BCE. Avec les risques, respectivement à la hausse et à la baisse, de ne pas revenir à 2% d’inflation en 2026.
Pour finir l’année, le Panel Allocation a conservé le même portefeuille qu’en novembre. La poche de cash se maintient au plus bas, signe de confiance des gestions.
Le Panel des gérants crédit interrogés par L’Agefi termine l’année sur une note positive malgré des spreads historiquement serrés. Les fondamentaux et les éléments techniques de marché soutiennent toujours la classe d’actifs.
Le Panel Actions anticipe une progression de moins de 3% sur les marchés occidentaux sur les six prochains mois, tandis que la place japonaise devrait stagner.
Si le budget annoncé mercredi 26 novembre par la ministre des finances Rachel Reeves a été conforme à leurs attentes, les agences de rating s’inquiètent du décalage dans le temps entre hausses d’impôts et de dépenses, avec un risque d’exécution à l’approche des élections en 2029.
L’économie indienne a progressé de 8,2 % sur un an entre juillet et septembre, un rythme plus rapide qu’au trimestre précédent et supérieur aux anticipations des économistes, malgré les droits de douane américains de 50 %.
L’inflation est restée stable à Tokyo, où les analystes attendaient une baisse, et la production industrielle a progressé de manière inattendue. Ces indicateurs soutiennent une probabilité accrue de voir la Banque du Japon (BoJ) décider d’une hausse de taux en janvier, ou même désormais potentiellement dès décembre.
Effet papillon sur les matières premières. La principale Bourse mondiale sur les contrats à terme a été interrompue pendant une dizaine d’heures depuis le milieu de la nuit à cause d’une panne liée à des problèmes de refroidissement dans les centres de données de CyrusOne, un opérateur basé à Dallas.
Le pays affiche toujours une croissance de plus de 6%, la plus élevée parmi les grands pays émergents, alors que le premier ministre Narendra Modi veut accélérer les réformes. La roupie indienne s’est dépréciée mais les actions ont rebondi après leur correction l’an dernier.
Le rapport mensuel de la Banque centrale européenne sur la croissance du crédit est plutôt meilleur en octobre, mais très clairement tiré vers le haut par une forte progression des flux de prêts bancaires nets aux institutions financières «non monétaires» (hors fonds d’investissement, assureurs et fonds de pension).
Souveraineté et industrie européenne, mode d'emploi. Le vice-président de la Commission, le Français Stéphane Séjourné, a la responsabilité de décliner ce concept, avec, notamment dans les tuyaux, une réforme de la législation sur les marchés publics. Cependant, l'Union penche pour un cheminement prudent, au vu des limites du «Made in Europe».
Alors que les Bourses mondiales flirtent avec leurs records, quatre spécialistes de l'économie et des marchés livrent leur analyse des grands sujets qui affecteront les performances des actifs l'an prochain.
La demande locative sur Paris/Ile-de-France reste molle. C’est globalement un peu mieux ailleurs en Europe, malgré un ralentissement au troisième trimestre. Le marché reste partout caractérisé par une divergence croissante entre les quartiers d’affaires à l’offre très limitée et la périphérie.
L’Association des marchés financiers en Europe a publié son huitième rapport annuel sur l’état de l’«Union des marchés de capitaux» : elle conclut à des progrès encore trop limités pour renforcer l’attractivité de l’Europe pour les investisseurs.
Une fois passée la volatilité initiale liée à la publication prématurée de l’OBR, les rendements des Gilts se sont resserrés et la livre sterling s’est appréciée. L’augmentation de la marge budgétaire est bien accueillie. En Bourse, les banques, qui ne seront pas taxées, portent le marché.
Les mesures annoncées mercredi 26 novembre par la chancelière de l’Echiquier lui permettent de dégager un volant de 22 milliards de livres, supérieur aux attentes. Certains économistes s’inquiètent néanmoins du risque d’une consolidation trop lente.
L’organisme en charge de l’évaluation du budget britannique et des prévisions économiques a publié avant l’heure le document accompagnant le budget 2026 que la ministre des Finances va présenter. Le gouvernement augmente sa marge budgétaire à 22 milliards de livres.
Après deux faux départs en début d’année puis cet été, les marchés attendent désormais un accord concret au-delà des intentions. Cela serait favorable aux actions européennes, aux actifs émergents et provoquerait une baisse des prix de l’énergie.
Le blocage administratif d’octobre semble avoir augmenté les inquiétudes sur l’économie américaine, à en croire le sondage du Conference Board auprès des consommateurs, qui ont désormais davantage de craintes sur leur emploi à court terme.
Les segments des immeubles de bureaux et des logements collectifs sont les plus touchés. Mais avec des expositions diversifiées, ces défaillances ne permettent pas encore de craindre un risque systémique.
BPCE s’attend à une hausse des taux d’intérêt accompagnée d'une baisse des ventes qui devraient fortement peser sur les prix de l’ancien. Alors que la promotion enregistre une troisième année consécutive de repli, aucune sortie de crise ne se profile à l’horizon.
L’approche équipondérée réduit les risques de concentration et applique une stratégie « acheter bas, vendre haut ». Invesco propose la gamme ETF UCITS Equal Weighted la plus large en Europe.
Après avoir gagné des parts de marché à l’export en 2025, Pékin pourrait voir s'accumuler les vents contraires sur un moteur essentiel à sa croissance, rappelle Julien Marcilly, chef économiste, Global Sovereign Advisory. La question du transbordement prend de l'épaisseur.
Les entreprises américaines, qui sont cette année les premières émettrices en euro, représentent 63% des émissions à plus de 20 ans, dont la part progresse, reflétant la dynamique favorable sur ce marché.
Alors que le sommet Adopt AI se tient les 25 et 26 novembre à Paris, plusieurs études ont fait état ces derniers mois de résultats décevants quant à la capacité de l’intelligence artificielle à améliorer l’efficacité de la production. Les jeux sont loin d’être faits et certains prédisent toujours un impact majeur sur nos économies.
La société Ediphy, qui a remporté l’appel d’offres pour la «consolidated tape» dans l’Union européenne (UE) en juillet, a déposé en septembre un recours contre l’appel d’offres de la FCA britannique, entaché selon elle de problèmes techniques. Le projet est a minima retardé.
L’indice IFO du climat des affaires s’est établi à 88,1 en novembre, après 88,4 en octobre. La faiblesse des anticipations a pesé sur l’indicateur, tandis que l’évaluation de la situation actuelle par les entreprises s’est légèrement améliorée, mais reste nettement inférieure aux sommets annuels enregistrés cet été.