Alors que la guerre en Iran se prolonge, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a expliqué que les Etats-Unis vont relancer des enquêtes sur une quinzaine de pays pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. De quoi ajouter encore du désordre au chaos ambiant.
La responsable et experte en structure de marché de la plateforme de négociation Aquis Exchange plaide pour un changement dans la mesure des statistiques sur les marchés actions européens. L’idée : permettre une meilleure compréhension de la liquidité réellement disponible par les investisseurs étrangers.
Les effets des droits de douane n’apparaissent plus trop dans l’inflation des biens en février. Ceux de la guerre en Iran n’apparaissent pas encore, tandis que les prix des services semblent continuer à ralentir doucement.
Quelques responsables de la Banque centrale européenne affirment que les progrès accomplis pour rétablir la stabilité des prix sont menacés et qu’il faudra réagir vite. Mais la plupart des gouverneurs restent raisonnables, appellent à la patience quant à l’évaluation des répercussions du conflit, qui pourrait également freiner la croissance économique.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
Les assureurs voient encore les besoins de réassurance via les «cat bonds» augmenter. Et les investisseurs apprécient de plus en plus cette classe d’actifs qui, outre un rendement attractif, offre une décorrélation dans le contexte géopolitique.
Les économistes ont ressorti leurs calculettes et mis à jour leurs scénarios macroéconomiques avec un pétrole durablement au-dessus de 100 dollars. Un tel choc, ajouté aux droits de douane et à la politique migratoire des Etats-Unis, pourrait amener la Fed à gérer une nouvelle situation de stagflation.
Le rapport du département américain du Travail a enregistré 92.000 destructions d’emplois en février, avec des révisions négatives pour décembre et pour janvier. Des intempéries et des grèves ont un peu noirci le tableau, tandis qu’un recul du taux de participation évite au taux de chômage de s’envoler.
Le prix de l’essence à la pompe aux Etats-Unis a fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, jusqu’à un plus haut niveau depuis septembre 2024. Ce choc tombe en pleine période de transition - déjà coûteuse - des raffineries qui font évoluer leurs méthodes de production chaque année au printemps pour proposer une essence adaptée aux températures d'été.