Transparence. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié son troisième rapport sur les dérivés. Il ressort que le montant notionnel a baissé de 5 % pour atteindre 681 trillions (milliers de milliards) d’euros à fin 2019. Les dérivés de taux représentent 82 % des volumes, ceux en devises et en actions ayant baissé de 15 % et 35 % respectivement l’an dernier. Les dérivés de gré à gré représentent une part prépondérante, de 92 %, des transactions. La part des dérivés échangés hors plates-formes d’exécution se situe à 85 %. L’analyse des données met en évidence l’augmentation de la part des chambres de compensation parmi les contreparties, à 35 % du marché notionnel, cette part atteignant 41 % dans le domaine des dérivés de taux et 10 % dans celui des dérivés de crédit. Par ailleurs, l’Esma vient de préciser sa position pour les dérivés échangés sur des plates-formes (derivatives trading obligation) : à partir du 1er janvier 2021, ceux négociés à Londres ne seront plus admis comme équivalents à des instruments négociés dans l’Union européenne. Le problème concerne un marché de 50.000 milliards d’euros en notionnel de dérivés de taux.