Après un record à 2.484 dollars/once mercredi, certains spécialistes sont persuadés de voir le métal jaune profiter de taux réels plus bas à court terme, et de meilleurs fondamentaux ensuite. Les marchés de futures n’en sont pas encore complètement certains.
La division du groupe TP Icap, spécialisée sur les matières premières, souhaite devenir incontournable sur les métaux utiles à la production des batteries électriques.
Le métal jaune a atteint vendredi un nouveau record, malgré la hausse des taux américains et du billet vert, à plus de 2.400 dollars l’once, propulsé par l'escalade entre Israël et l’Iran. Pour le pétrole, les marchés se montreront attentifs aux risques d'escalade qui alimenteraient le regain des cours du brut.
Les investissements sur le cuivre, l’aluminium, l’or et le pétrole devraient connaître les meilleurs rendements. Certains, comme chez Goldman Sachs, parlent à nouveau de «supercycle».
Le grand fonds de pension japonais lance un appel à contributions pour s’informer sur plusieurs classes d’actifs non cotés classiques ou moins, comme les forêts, l'or ou le Bitcoin.
Le métal jaune a touché mardi un plus haut historique à 2.131 dollars l’once en clôture et un record absolu de 2.149,59 dollars en séance. Il est davantage soutenu par son statut de valeur refuge face aux risques géopolitiques que par la trajectoire des taux.
La Bourse londonienne des métaux était poursuivie par Elliott Associates et Jane Street Global Trading, qui réclamaient 472 millions de dollars de dommages.
Cette nouvelle offre pourrait permettre au groupe américain de mettre la main sur son homologue australien, créant au passage un géant mondial du secteur.
L'Europe affirme sa «souveraineté» dans son approvisionnement en matières premières «critiques», avec à la clé des objectifs chiffrés pour 2030, une plateforme d'achats communs, et la réouverture de mines. Trop ambitieux ?
Sujet trop peu évoqué, les besoins en métaux de l’industrie augmentent avec la transition énergétique… et sont autant de problèmes. En proie à des incendies ravageurs et des températures de plus de 40 degrés, le Chili vient de renoncer à un projet minier de fer et de cuivre pour des raisons environnementales, selon une annonce par Novethic. Le cuivre a gagné 15 % depuis le début de l’année tant la demande dépasse l’offre, et la réouverture de la Chine va attiser l’évolution. Par ailleurs, la hausse du prix de l’étain approche les 12 % depuis le début de cette année. Il s’agit d’un autre métal essentiel pour la transition énergétique, avec des stocks en baisse en Chine et en Indonésie notamment. Voilà l’Etat qui se penche sur la filière du nickel en Nouvelle-Calédonie, très bien, mais le sujet de la rareté reste entier…
Selon des données de 11 fonds d’investissement occidentaux, 2,2 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros) de lingots d’or russe ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre, à un rythme bien supérieur à celui de fonds d’autres zones géographiques. Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite fraction du montant total de l’or russe détenu par les gestions, ces retraits reflètent une évolution du positionnement d’investisseurs qui s’étaient engagés à ne plus détenir de métal extrait en Russie.