Le marché attend une poursuite de la pause sur les taux pour la cinquième réunion consécutive de la part de la banque centrale. Mais cette dernière est attendue sur l’impact de la hausse de l’euro.
La Reserve Bank of Australia a augmenté de 25 points de base son principal taux directeur face à une économie en surchauffe et a ouvert la voie à d’autres hausses.
Faucon et colombe, défenseur de l'indépendance des banques centrales mais critique de la Fed, Kevin Warsh fait un successeur ambigu à Jerome Powell. Mais on peut lui accorder le bénéfice du doute. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
La demande de valeurs refuges dans un contexte d’incertitude toujours élevé continue de soutenir le franc suisse à la hausse, notamment jusqu’à un plus haut de 11 ans face au dollar.
La devise est sous pression, les investisseurs réagissant à chaque déclaration du gouvernement japonais, qui souffle le chaud et le froid, en cherchant à séduire les électeurs d’un côté, et à discipliner les marchés de l’autre.
La décision de maintenir son taux à 0,75% vendredi 23 janvier, alors que l’inflation devrait continuer à augmenter et que des élections législatives sont prévues en février, manifeste une volonté de prendre le temps de l’évaluation avant un probable relèvement.
Après un bon troisième trimestre, ce recul inattendu s’explique notamment par une baisse de la demande intérieure et des exportations. La croissance sur l'ensemble de 2025 atteint tout de même 1%.
La perspective d’élections législatives anticipées a conduit des hedge funds à jouer contre la devise japonaise, jusqu’à l’évocation par la ministre des Finances d’une possible intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Plus compétentes et plus indépendantes, disposant de nouveaux outils, les banques centrales des pays émergents ont adopté des politiques monétaires qui se sont révélées plus performantes, selon Global Sovereign Advisory.
L’annonce d’élections anticipées a provoqué une forte baisse du yen, considérée comme un mouvement spéculatif par le gouvernement japonais qui se tient prêt à intervenir. La Banque du Japon maintient son objectif de poursuivre la remontée de ses taux d’intérêt en 2026.
Une lettre ouverte signée par 70 économistes conjure les élus européens, qui doivent voter sur l’euro numérique en mai prochain, d'écouter les arguments mis en avant par la BCE et l’Eurosystème pour le renforcement de la souveraineté monétaire et des paiements.
Hervé Sitruk, président fondateur du France Payments Forum, poursuit la réflexion exposée dans "L'Euro numérique, arme de guerre ou assurance de la souveraineté européenne ?" et pose les conditions d'une réussite de l'euro numérique, au premier rang desquelles figure la construction d'un consensus.
C’est désormais au Parlement européen de se prononcer sur la future devise numérique. Les événements géopolitiques confirment la nécessité pour l’Europe de prendre son indépendance dans les paiements.
L’analyse de l’économie semble devenue de plus en plus compliquée, notamment aux Etats-Unis. Pour les panélistes de L’Agefi comme pour les banquiers centraux, cela ne facilite pas les prévisions sur les taux et les changes.
Les fonds souverains, fonds de pension et banques centrales deviennent toujours plus puissants et assoient leur emprise sur les marchés mondiaux. En 2025, ils ont notablement orienté leurs flux vers les Etats-Unis, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques.
Avec les annonces sur les droits de douane, l’indépendance de la Fed et les rééquilibrages tactiques des actions US vers les actions euros décotées et portées par le plan allemand, le billet vert s’est effondré entre janvier et mai 2025, pour ne quasiment plus bouger depuis. En dépit de taux directeurs qui devraient converger, les marchés s’interrogent pour 2026. Même le yen pourrait avoir du mal à se reprendre.
Entre les soubresauts de la politique intérieure et une hyper-inflation persistante, la livre turque a poursuivi sa trajectoire à la baisse face au dollar comme face à l’euro.