La devise qui fait l’objet d’une spéculation depuis des mois s’était affaiblie après la décision de la Banque du Japon, le 28 avril, de laisser son taux inchangé. Or, la devise nippone semble avoir été soutenue ces derniers jours par des achats massifs. Mais les investisseurs doutent de l’efficacité d’une telle action.
Le taux de rémunération des dépôts, le principal taux directeur de l'institution, est ainsi maintenu à 2 %. Mais Christine Lagarde pose les jalons d'une prochaine hausse.
Seul un membre du comité de politique monétaire a voté pour un relèvement du taux à 4 %. Mais bien que l’inflation remonte, la BoE ne voit pas encore d’effets de second tour et veut éviter d’amplifier un ralentissement économique qui pourrait faire monter le taux de chômage.
Emmanuel Moulin va céder le lundi 4 mai son poste de secrétaire général de l'Elysée à Pierre-André Imbert, selon un décret paru au Journal officiel. Le haut fonctionnaire est en pole position pour devenir le prochain gouverneur de la Banque de France.
La Réserve fédérale américaine maintient ses taux inchangés mais conserve un « biais accommodant ». Jerome Powell restera gouverneur de l'institution pour une durée indéterminée à la fin de son mandat de président.
Bien que le conseil de politique monétaire ait décidé de maintenir le taux à 0,75 %, il est désormais de plus en plus clair que la hausse pourrait intervenir dès le mois de juin à cause de l’inflation potentielle due à la crise au Moyen-Orient.
En dépit d’un taux directeur à court terme inchangé à 0,75 %, la prochaine réunion de juin laisse désormais augurer d’un relèvement. La banque centrale nippone pointe les effets inflationnistes des tensions dans le Golfe
Les achats anticipés de carburants avant la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient ont soutenu ce rebond, également porté par les ventes de vêtements. Mais cette embellie n’est peut-être pas durable.
Un certain nombre de devises se sont reprises depuis l’annonce d’un cessez-le-feu entre les Etats-Unis, l’Israël et l’Iran le 8 avril, mais très peu sont vraiment revenues à leur niveau d’avant-guerre.
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes.
Alors que les marchés ont jusqu’à présent absorbé le choc de manière relativement ordonnée, le rapport de stabilité financière globale (GFSR) du Fonds monétaire international tente d’explorer les scénarios possibles pour les économies développées et les pays émergents.
Les discussions tenues en mars par des gouverneurs de la Réserve fédérale montrent que la guerre en Iran peut servir d'argument aussi bien aux partisans de baisses de taux pour dynamiser le marché du travail qu'à ceux favorables à une hausse en cas de risque inflationniste.
Les grands investisseurs sont revenus massivement sur les taux mercredi, mais le rallye a suivi différentes stratégies : sur le plus court terme aux Etats-Unis, plus risqué en Europe avec la dette italienne. Et le mouvement ne semble pas devoir se poursuivre suffisamment pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.
La crise iranienne et son lot de perturbations influent sur les prévisions de taux des gérants, mais ces derniers comptent sur une certaine modération de la part des banques centrales.
Si la hausse des prix de l'énergie augmente mécaniquement l'inflation, l'argument en faveur de hausses préventives des taux de la BCE est faible dans le contexte actuel, argumente Michala Marcussen, chef économiste du groupe Société Générale.
La bataille juridique de l’administration Trump contre la Fed se prolonge en un débat sur le successeur de Jerome Powell. L’hypothèse que le candidat nommé par Donald Trump ne soit pas confirmé par le Sénat d'ici au 15 mai n’est pas écartée.
C’est leur plus forte exposition à la flambée des prix du pétrole qui rend les devises asiatiques vulnérables à la spéculation. La Banque centrale indienne a pris une première mesure pour contrer la tendance et la Banque du Japon renforce son discours.
Dans le contexte de stagflation déjà anticipé, les banquiers centraux ne dissuadent pas les marchés de prévoir désormais trois hausses de taux de la BCE et de la BoE, voire une demi-hausse de la Fed. Les opérateurs font ainsi une partie du travail de resserrement monétaire à la place des banques centrales.
A l’issue d’une réunion des ministres des finances et de l’énergie du G7 lundi 30 mars, un communiqué plein de bonnes intentions a été publié, marquant surtout le désir de coordination des grandes économies mondiales, mais avec peu de décisions concrètes.