Les économistes ont ressorti leurs calculettes et mis à jour leurs scénarios macroéconomiques avec un pétrole durablement au-dessus de 100 dollars. Un tel choc, ajouté aux droits de douane et à la politique migratoire des Etats-Unis, pourrait amener la Fed à gérer une nouvelle situation de stagflation.
La question de garantir un accès aux espèces en quantité suffisante et ainsi d’assurer la pérennité du franc suisse comme devise nationale sera posée aux citoyens dans un prochain référendum prévu le 8 mars.
Plusieurs explications concourent à la mise en perspective de l'amélioration de la productivité américaine, avance Gilles Moëc, chef économiste du Groupe Axa. Leurs conséquences en termes de politique monétaire sont loin de converger. Avec quelques surprises à la clé.
Les indicateurs de consommation et de production sont positifs, l’inflation semble maîtrisée, la Banque du Japon devrait rester prudente avant de remonter son taux directeur.
Alors que des élections législatives doivent se tenir le 12 avril prochain, le gouvernement hongrois conservateur privilégie la demande intérieure et s’appuie sur un bilan économique en demi-teinte.
Des économistes ont constaté une meilleure relation entre l’inflation et le chômage à un niveau régional plutôt que national dans la zone euro. Ils suggèrent que des anticipations d’inflation communes aux zones considérées pourraient être le facteur du dysfonctionnement de la courbe de Phillips au niveau agrégé.
La Première Ministre Sanae Takaichi aurait exprimé ses réserves sur la possible hausse des taux auprès du gouverneur de la banque centrale. De quoi agiter les marchés, soucieux d'une dette publique déjà lourde.
Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
Le Japon sort de son examen par le FMI avec quelques conseils de modération et de prudence concernant la politique de relance annoncée par la première ministre Sanae Takaichi largement réélue.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.
Le prochain président de la Réserve fédérale incarne une certaine rupture, sur le strict terrain de la politique monétaire. Or, sa politique de dérégulation, passée quelque peu au second plan, est tout aussi importante, estime Emmanuel Lafon, responsable de la recherche chez Sesame Financial Group.
L'indépendance réelle de la Fed, mesurée par l'observation de la règle de Taylor depuis plus de vingt ans, marquée par des taux directeurs quasi-continuellement moins élevés qu’attendu, n'est pas si évidente, relève Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory.
Un groupe d’experts a réévalué en décembre les avantages pour le pays d’adopter la monnaie unique, et semble avoir convaincu le gouvernement et les chefs d’entreprises. Mais l’opinion publique y reste opposée, de même qu’une majorité des partis politiques.
Cette hausse saisonnière s’explique par la proximité des vacances du nouvel an chinois, mais aussi par l’afflux de capitaux après que le gouvernement a demandé aux banques de limiter leurs avoirs en bons du Trésor américain.
Le gouverneur de l'institution quittera ses fonctions en juin pour prendre la présidence de la Fondation Apprentis d'Auteuil. Son mandat courait jusqu'à l'automne 2027. Son départ anticipé permettra à Emmanuel Macron de proposer le prochain gouverneur.
Aujourd’hui, la plupart des banques centrales disposent d’une indépendance opérationnelle, mais pas d’une indépendance politique totale, rappelle Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole.
La banque centrale a maintenu ses taux. Sa présidente, Christine Lagarde a minimisé l’impact de la force de l’euro. La progression de la monnaie unique n’est pas nouvelle et se trouve, selon elle, déjà intégrée dans les prévisions.
La décision a été prise à une courte majorité de 5 votes contre 4, la volonté de ramener l’inflation de son niveau actuel de 3,4% à la cible de 2% primant sur le souci de réduire le taux de chômage. Mais une baisse pourrait arriver d’ici quelques mois.
La banque centrale a laissé son taux à 3,75% mais le vote a été serré, quatre membres du comité de politique monétaire sur neuf ayant voté en faveur d'une réduction.