C’est désormais au Parlement européen de se prononcer sur la future devise numérique. Les événements géopolitiques confirment la nécessité pour l’Europe de prendre son indépendance dans les paiements.
L’analyse de l’économie semble devenue de plus en plus compliquée, notamment aux Etats-Unis. Pour les panélistes de L’Agefi comme pour les banquiers centraux, cela ne facilite pas les prévisions sur les taux et les changes.
Les fonds souverains, fonds de pension et banques centrales deviennent toujours plus puissants et assoient leur emprise sur les marchés mondiaux. En 2025, ils ont notablement orienté leurs flux vers les Etats-Unis, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques.
Avec les annonces sur les droits de douane, l’indépendance de la Fed et les rééquilibrages tactiques des actions US vers les actions euros décotées et portées par le plan allemand, le billet vert s’est effondré entre janvier et mai 2025, pour ne quasiment plus bouger depuis. En dépit de taux directeurs qui devraient converger, les marchés s’interrogent pour 2026. Même le yen pourrait avoir du mal à se reprendre.
Entre les soubresauts de la politique intérieure et une hyper-inflation persistante, la livre turque a poursuivi sa trajectoire à la baisse face au dollar comme face à l’euro.
Le gouverneur Kazuo Ueda a annoncé une hausse du taux directeur de 0,25 point à 0,75% et la poursuite de cette politique en réponse à une inflation persistante, mais le marché en veut davantage.
Le secteur manufacturier très capitalistique, déjà sous pression face à la concurrence chinoise, aurait besoin de conditions financières plus accommodantes.
La devise britannique enregistre son plus important repli depuis début novembre après l’annonce d’une baisse de l’inflation en novembre à 3,2%, à la veille d’une réunion de la Banque d’Angleterre qui devrait abaisser ses taux.
La BCE devrait maintenir ses taux d'intérêt ce jeudi. C'est surtout le relèvement de ses prévisions de croissance qui sera scruté, alors que le plan de relance allemand promet de porter la progression du PIB de la zone euro au-dessus de son potentiel.
Cette annonce intervient après la baisse des taux décidée mercredi par la Réserve fédérale américaine, et alors que les droits de douane imposés par Donald Trump à la Suisse ont été réduits.
Le yen a atteint un plus bas historique face au yuan «offshore» (CNH), alimentant les craintes d’inflation importée alors que la Banque du Japon (BoJ) se retrouve coincée entre une hausse des prix plus durable et une croissance molle également pénalisée par sa devise.
La Banque Centrale Européenne (BCE) vient de lancer un appel d'offres pour sélectionner deux sociétés de gestion qui auront pour mission de piloter le fonds de pension de retraite de ses employés.
La BoJ devrait relever ses taux mais le risque d’un dérapage lié aux stratégies de portage sur le yen est plus limité. En revanche, les investisseurs scrutent l’impact sur la pentification des courbes de taux.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé au gouvernement italien de Giorgia Meloni de reconsidérer son projet de déclaration, via un amendement dans le projet de loi de finances 2026, sur les réserves d’or appartenant à la Banque d’Italie.
La contraction du PIB nippon s’est aggravée au troisième trimestre en raison de la faiblesse des investissements. Pour les économistes comme pour les marchés, la Banque du Japon (BoJ) devrait quand même remonter ses taux en décembre, en prévision notamment de nouvelles hausses de salaires susceptibles de maintenir l’inflation sous-jacente élevée.
L’institution monétaire (RBI) a comme prévu de baisser son taux repo à un plus bas de plus de trois ans malgré la forte dépréciation de la devise. Mais cela devrait être le dernier assouplissement monétaire.