Aujourd’hui, la plupart des banques centrales disposent d’une indépendance opérationnelle, mais pas d’une indépendance politique totale, rappelle Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole.
La banque centrale a maintenu ses taux. Sa présidente, Christine Lagarde a minimisé l’impact de la force de l’euro. La progression de la monnaie unique n’est pas nouvelle et se trouve, selon elle, déjà intégrée dans les prévisions.
La décision a été prise à une courte majorité de 5 votes contre 4, la volonté de ramener l’inflation de son niveau actuel de 3,4% à la cible de 2% primant sur le souci de réduire le taux de chômage. Mais une baisse pourrait arriver d’ici quelques mois.
La banque centrale a laissé son taux à 3,75% mais le vote a été serré, quatre membres du comité de politique monétaire sur neuf ayant voté en faveur d'une réduction.
Le marché attend une poursuite de la pause sur les taux pour la cinquième réunion consécutive de la part de la banque centrale. Mais cette dernière est attendue sur l’impact de la hausse de l’euro.
La Reserve Bank of Australia a augmenté de 25 points de base son principal taux directeur face à une économie en surchauffe et a ouvert la voie à d’autres hausses.
Faucon et colombe, défenseur de l'indépendance des banques centrales mais critique de la Fed, Kevin Warsh fait un successeur ambigu à Jerome Powell. Mais on peut lui accorder le bénéfice du doute. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
La demande de valeurs refuges dans un contexte d’incertitude toujours élevé continue de soutenir le franc suisse à la hausse, notamment jusqu’à un plus haut de 11 ans face au dollar.
La devise est sous pression, les investisseurs réagissant à chaque déclaration du gouvernement japonais, qui souffle le chaud et le froid, en cherchant à séduire les électeurs d’un côté, et à discipliner les marchés de l’autre.
La décision de maintenir son taux à 0,75% vendredi 23 janvier, alors que l’inflation devrait continuer à augmenter et que des élections législatives sont prévues en février, manifeste une volonté de prendre le temps de l’évaluation avant un probable relèvement.
Après un bon troisième trimestre, ce recul inattendu s’explique notamment par une baisse de la demande intérieure et des exportations. La croissance sur l'ensemble de 2025 atteint tout de même 1%.
La perspective d’élections législatives anticipées a conduit des hedge funds à jouer contre la devise japonaise, jusqu’à l’évocation par la ministre des Finances d’une possible intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Plus compétentes et plus indépendantes, disposant de nouveaux outils, les banques centrales des pays émergents ont adopté des politiques monétaires qui se sont révélées plus performantes, selon Global Sovereign Advisory.
L’annonce d’élections anticipées a provoqué une forte baisse du yen, considérée comme un mouvement spéculatif par le gouvernement japonais qui se tient prêt à intervenir. La Banque du Japon maintient son objectif de poursuivre la remontée de ses taux d’intérêt en 2026.
Une lettre ouverte signée par 70 économistes conjure les élus européens, qui doivent voter sur l’euro numérique en mai prochain, d'écouter les arguments mis en avant par la BCE et l’Eurosystème pour le renforcement de la souveraineté monétaire et des paiements.
Hervé Sitruk, président fondateur du France Payments Forum, poursuit la réflexion exposée dans "L'Euro numérique, arme de guerre ou assurance de la souveraineté européenne ?" et pose les conditions d'une réussite de l'euro numérique, au premier rang desquelles figure la construction d'un consensus.