Réflexion. La Banque des règlements internationaux vient de publier une enquête auprès de 81 banques centrales pour évaluer leur degré de confiance et de maturité concernant l’émission et les usages de monnaies numériques de banque centrale (MNBC). La plupart d’entre elles travaillent sur le sujet et plus de la moitié sont entrées en phase de développement ou d’expérimentation. Les travaux concernant les MNBC de détail ont bien avancé, les deux tiers des banques interrogées envisagent l’émission d’une telle MNBC dans un futur proche, à l’instar des Bahamas, de la Chine, de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale et du Nigeria. Les MNBC sont perçues, surtout dans les pays en développement, comme un moyen d’inclusion financière ou permettant une meilleure efficacité des paiements domestiques ou transfrontaliers.
Le SCT Inst fait l’objet d’une campagne de notoriété afin d’accélérer son adoption, mais les banques se lancent prudemment en attendant une nouvelle réglementation européenne.
… des entreprises dans le monde utilisent les données de paiement pour mieux comprendre le comportement de leurs clients et améliorer l’expérience client, selon une étude réalisée par Adyen et KPMG. Une entreprise sur cinq a relié ses systèmes de paiement à d’autres pans de son activité. C’est finalement assez peu, mais il faut prendre en compte la sensibilité des consommateurs sur le sujet des données : 43 % d’entre eux estiment que les commerçants ne devraient pas les utiliser sans leur autorisation expresse et 39 % l’accepteraient seulement s’il existe des garanties de sécurité et de confidentialité. Le Règlement général sur la protection des données personnelles est bien connu désormais.
Idées. Avis aux start-up du paiement et du transaction banking, la Société Générale lance un programme d’accélération pour les entrepreneurs ayant développé des solutions capables d’améliorer la performance, la productivité et l’expérience client dans ces métiers. Payment & Transaction Banking Accelerator (P&T BAX) succède aux quatre éditions du Global Markets Incubator, qui a permis à la banque de sélectionner et d’accompagner plusieurs start-up dont beaucoup sont devenues des partenaires. Le P&T BAX sera l’occasion pour les porteurs de projets de passer plus vite à l’étape du produit fini et de sa commercialisation, mais aussi de rencontrer des clients potentiels au sein du groupe et en dehors. Les sujets touchent à la data, aux interfaces clients, à la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), à la lutte anti-fraude… Les dossiers doivent être déposés avant le 31 mai, la séance de pitch est programmée le 13 juillet et l’accélération se déroulera de septembre 2022 à février 2023.
En offrant des services qui facilitent la vie des entrepreneurs, les deux établissements comptent fidéliser cette clientèle par ailleurs sollicitée par les néobanques.
D’après Bloomberg, le géant de la technologie travaillerait à une nouvelle structure, entièrement internalisée, pour ses offres de paiement et de services financiers.
Citoyen. La Banque Postale Consumer Finance se lance dans le paiement fractionné et différé avec une nouvelle filiale baptisée Django. Son objectif ? Diffuser auprès des e-commerçants un ensemble de facilités de paiement « citoyen », c’est-à-dire conforme à son positionnement contre les risques de surendettement adopté il y a dix ans lors de sa création. Paiement en deux, trois ou quatre fois, ou bien à quinze jours, trente jours ou quarante-cinq jours, pour un montant maximal de 6.000 euros d’achat, l’offre se veut à la fois facile à intégrer pour les marchands et facile à utiliser pour les consommateurs. La Banque Postale Consumer Finance estime pouvoir accepter 95 % des candidats au Buy now pay later (BNPL). Actuellement en test auprès d’une dizaine de commerçants, Django fonctionne grâce à Stripe, en tant que prestataire de services de paiement, et à Pledg pour le scoring en remplacement d’Alma, qui a souhaité préserver son propre modèle opérationnel.
Vitesse. La présidence française de l’Union européenne avance au pas de charge sur ses travaux prioritaires : le Digital Markets Act (DMA), présenté il y a 18 mois seulement, a été adopté le 24 mars à l’issue d’un trilogue express et intense. Ce texte a pour objet d’obliger les grandes plateformes incontournables dans l’accès aux services numériques à s’ouvrir à la concurrence, à laisser le choix aux consommateurs et à permettre à des fournisseurs plus petits d’accéder aux marchés. Dans le domaine du paiement, le DMA devrait ainsi obliger Apple à donner accès aux fournisseurs de paiement tiers à son antenne NFC (near field communication) pour permettre le paiement mobile autrement que via ApplePay. En cas d’infraction, le DMA prévoit des sanctions financières allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires et jusqu’à 20 % en cas de récidive. Le niveau des sanctions a été élevé pour éviter que ces grandes plateformes ne préfèrent payer une amende plutôt que de se plier à la règle, comme l’a fait Apple face à l’autorité de la concurrence néerlandaise sur ce dossier particulier.
Une intégration européenne au milieu du gué, c’est ce que les acteurs des paiements ont présenté hier lors d’une conférence organisée par le France Payments Forum.
L’entreprise toulousaine, qui vient de fêter ses vingt ans, est un des piliers du paysage des paiements en France et poursuit sa croissance avec méthode.
77 % des restaurateurs trouvent que les paiements par titres restaurant ne sont pas rentables pour eux. C’est un désaveu qui traverse le monde de la restauration d’après une étude Viavoice-Worklife : 80 % trouvent les commissions pratiquées par les émetteurs de ces titres prépayés trop élevées (3,5 % en moyenne), 61 % les trouvent également opaques. Et 77 % sont même prêts à n’accepter que des titres restaurant sans commission. C’est le positionnement de Worklife, nouvel entrant sur ce marché, qui ne facture pas de commission autre que les frais bancaires classiques liés aux cartes.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford+ pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. Ford et Stripe ont prévu de développer ensemble une infrastructure de paiement en ligne pour faciliter et fiabiliser les paiements des clients, particuliers et entreprises, auprès des concessionnaires Ford et Lincoln, d’abord en Amérique du Nord puis en Europe. Le déploiement devrait commencer au deuxième semestre 2022. Grâce à Stripe Connect, l’infrastructure de paiement mise à la disposition des entreprises pour le traitement des paiements e-commerce, Ford devrait fluidifier tout le parcours client et la gestion des ventes depuis la commande et la réservation de véhicule jusqu’à la facturation.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford + pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. « La plateforme de Stripe nous aidera à proposer des expériences de paiement simplifiées et exceptionnelles quel que soit le canal choisi par les clients et à développer des améliorations rapidement », selon Marion Harris, PDG de Ford Motor Credit Company.
Rattrapage. La pandémie a tout bousculé, y compris les prévisions des institutions financières dans leurs dépenses liées à l’open banking : prévues pour s’étager entre 50 et 100 millions d’euros en 2020, elles n’ont finalement pas dépassé les 32 millions. C’est pourquoi 2021 devrait être une année de rattrapage, en particulier pour les sociétés de gestion de patrimoine (SGP), les banques de financement et d’investissement et les organismes de crédit, dont plus de la moitié des établissements interrogés par YouGov pour le compte de Tink prévoient d’augmenter leurs dépenses d’open banking. Les plus importants budgets restent ceux des banques de détail et des SGP, respectivement de 84 et de 78 millions d’euros. C’est logique, l’impératif de mise en conformité avec la directive DSP2 sur les paiements les a poussés à terminer rapidement le développement de leurs interfaces de programmation pour l’accès aux comptes et l’initiation de paiement. Les usages liés à la sécurité et l’amélioration de l’expérience client, notamment lors du processus d’entrée en relation, sont des priorités pour les entreprises sondées.
Les banques en ligne doivent changer leurs approches. Avoir une approche verticale et notamment « digital-first » n'est aujourd'hui plus un facteur différenciant.,
A la veille de la décision de lancer la construction d’un réseau de paiement européen, Martina Weimert, directrice générale de la compagnie intérimaire European Payment Initiative, explique la complexité d’un tel projet.
Entre prévoyance et prévenance, La Téléassistance suggère trois idées de cadeaux pour que nos aînés soient aussi mobiles qu’en sécurité. Outre le bipper Géolibre®, surtout nécessaire aux seniors à leur domicile, Europ Assistance suggère dans cette gamme un téléphone à clapet et un smartphone. L’inventeur du concept d’assistance propose le premier à partir de 49 euros par mois et le second à partir de 59,90 euros. Dans les trois cas (29,90 euros par mois pour le bipeur), les tarifs incluent la location de l’appareil, les appels téléphoniques, ainsi que la possibilité de naviguer sur internet, lire ses mails, prendre des photos, etc. avec le smartphone. Et la téléassistance, bien sûr : chaque produit est complété d’un bracelet alarme avec une antenne de géolocalisation, relié à l’assisteur, joignable en un clic.