SBF120 : une prime d’intéressement record à 2 543 euros par salarié en 2018
Plus de partage au profit des salariés et plus de dividendes pour les actionnaires. Tel est le constat réalisé au sein des entreprises du SBF120 selon 7e édition du « Baromètre du partage du profit » Eres qui vient d’être publiée. En chiffres, en 2018, les entreprises ont ainsi versé 5,4 milliards d’euros à leurs salariés, soit un montant record de primes de partage du profit comprenant participation, intéressement et abondement PEE/PERCO. Par ailleurs, le montant versé aux salariés actionnaires français a été estimé à 680 millions d’euros de dividendes, en hausse de 8% par rapport à 2014.
, Dans le détail, en ce qui concerne les primes de partage, l’intéressement représente plus de la moitié des montants versés (54%). Selon Eres, la prime moyenne d’intéressement s’est élevée à 2 543 euros en 2018. En outre, l’abondement moyen de 1 081 euros en 2018) connaît une forte hausse de plus de 26% depuis 2014. Quant à la participation moyenne, toujours selon Eres, elle atteint 1 871 euros en 2018. Cette fois cependant, ce montant s’affiche en baisse de près de 5% par rapport à 2014.
« L’intéressement bénéficie, depuis le 1er janvier 2019, d’un forfait social à 0% pour les entreprises de moins de 250 salariés», relève Pierre-Emmanuel Sassonia, directeur associé d’Eres. «C’est aussi le cas pour la participation et l’abondement dans les sociétés de moins de 50 salariés. Le gouvernement a également instauré fin 2018 une prime exceptionnelle exonérée d’impôts et de prélèvements sociaux, et cette prime est reconduite en 2020 pour les entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement (…) ».
De son côté, la prime moyenne de partage du profit dans le SBF120 s’est élevée à 4 137 euros. Ce chiffre est stable depuis 5 ans (4 121 euros en 2014), mais cette moyenne cache des écarts importants entre les entreprises en 2018, indique Eres. A peine plus d’une entreprise sur cinq du SBF 120 ont versé des primes de partage du profit inférieures à 1 000 euros, tandis qu’une sur dix ont versé des primes de partage du profit supérieures à 10 000 euros. A noter que le record de prime moyenne par salarié a été établi à 18 708 euros.
Enfin, la distribution des entreprises varie selon leur secteur d’activité : le secteur du luxe, celui de la consommation & agroalimentaire et les biens & services industriels forment le trio de tête avec des primes de partage du profit moyennes de 9 034 euros, 6 883 euros et 5 559 euros respectivement. A noter que le secteur des Assurances, banques et services financier finit au pied du podium avec une prime de partage du profit moyenne de 5 377 euros.
,
Plus d'articles du même thème
-
Le private equity français repousse l’horizon de ses sorties
Au premier semestre, la durée moyenne de détention des sociétés cédées atteint sept ans, contre 6,7 ans six mois plus tôt. Si les sorties reprennent, leur rythme reste inférieur aux attentes. -
Les ventes de véhicules de Stellantis se sont légèrement affaissées au troisième trimestre
Le groupe franco-italien a livré 1% de voitures en moins entre juillet et septembre en raison d'une baisse de 12% aux Etats-Unis. -
STMicroelectronics veut prolonger le mandat de son patron jusqu'en 2028
Le président du directoire et directeur général du groupe, Jean-Marc Chéry, avait été reconduit à la tête de STMicroelectronics pour trois ans en 2024.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les gestionnaires d'actifs réduisent la voilure sur la dette française
- L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
- L'investissement immobilier évolue pour s'adapter à l'incertitude
Contenu de nos partenaires
-
Budget britannique : Londres face au mur des dépenses
Alors que l’inflation grignote les budgets des ministères britanniques, l’Institute for Fiscal Studies dénonce le risque d’un budget de « fiction » et estime que le gouvernement doit fixer dès la fin du mois des enveloppes de dépenses réalistes, notamment pour intégrer une possible hausse du financement de la défense dès l’année prochaine -
Supermarchés, restaurants, associations... Ce que prévoit la réforme des titres-restaurant
Lundi, les députés ont voté à l’unanimité en faveur d’une proposition de loi de modernisation de l’usage des titres-restaurant. Un camouflet pour le secteur de la restauration -
Intelligence artificielleLes 100 qui font l'IA en Europe (2026) : les penseurs
Avec le cabinet de conseil Oliver Wyman, l'Opinion révèle les 12 personnalités de l'IA de la catégorie « penseurs ». Ils se sont distingués cette année pour avoir fait avancer les sciences et la réflexion autour de l'intelligence artificielle, d'un point de vue académique, éthique ou sociétal