Le handicap de l’assuré était insuffisant pour déclencher la garantie
Un particulier ayant souscrit un contrat de dépendance réclame, quelques années après, le bénéfice de la garantie sous forme d’une rente mensuelle après avoir été amputé d’une jambe. L’assureur lui refuse la garantie en raison de l’antériorité de sa pathologie à la souscription du contrat, et lui adresse un chèque en remboursement des primes versées.
La cour d’appel le déboute de sa demande en s’appuyant sur les conditions générales du contrat qui prévoient que l’assuré est considéré comme dépendant lorsqu’il se trouve dans « l’impossibilité physique totale et présumée permanente de pouvoir effectuer seul au moins trois des quatre actes ordinaires de la vie : se déplacer, se laver, s’habiller, s’alimenter ». Les juges relèvent que l’assuré, bien que présentant un handicap lourd réalisé par l’association de plusieurs pathologies invalidantes, n’est pas dans l’impossibilité totale et présumée permanente d’effectuer seul trois des quatre actes ordinaires de la vie dans la mesure où il est autonome pour s’alimenter. En effet, l’assuré est dépendant pour la réalisation des courses et la préparation des repas, tâches réalisées avec l’aide d’une tierce personne, mais le verbe « s’alimenter » indique l’action de prendre une alimentation soi-même, et non de la préparer, poursuit la cour d’appel. Enfin, celle-ci conclut que l’assuré peut par ailleurs se déplacer sur quelques mètres à l’intérieur de son domicile, avec des aides techniques, et se déplacer à l’extérieur, en fauteuil roulant, ou avec son scooter électrique, et peut conduire son véhicule.
La Cour de cassation donne raison à l’assureur en précise qu’en l’état de ces constatations et énonciations, la cour d’appel, sans se livrer à l’interprétation d’une clause du contrat qui était claire et précise, a pu décider qu’en l’espèce les conditions contractuelles définissant le risque n’étaient pas satisfaites.
Cass.civ.2, N°12-29659 du 16 janvier 2014
Plus d'articles du même thème
-
Le marché de l’immobilier de bureaux francilien reste très ralenti
Le manque de grandes transactions continue de pénaliser le marché locatif en Ile-de-France. A l’inverse du marché de l’investissement, où elles masquent le ralentissement. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%. -
Cervinvest Capital rejoint le tour de table de CXG
L’opération vise à soutenir la croissance organique et externe de cette entreprise spécialisée dans le conseil aux marques de luxe.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Renseignement, surveillance et sanctions : le rapport du Sénat sur le maintien de l’ordre percuté par les violences du 17 octobre
La commission des lois du Sénat dévoile trente propositions pour faire évoluer une doctrine de maintien de l’ordre dont les limites ont été mises en évidence par les récentes violences urbaines. -
Corse : la droite sénatoriale douche les espoirs des autonomistes, sans les enterrer
La commission des lois de la chambre haute a émis ses réserves, mercredi, sur plusieurs points du projet d’autonomie. Si le Sénat est enclin à adopter un texte, celui-ci pourrait ne pas satisfaire les élus corses -
Retailleau-Lisnard: quand resurgit le débat sur la primaire
Désormais au coude à coude dans les sondages, le candidat LR, Bruno Retailleau, et celui de Nouvelle énergie, David Lisnard, ont déjeuné ensemble mercredi à l'initiative de Robert Ménard. Au menu : la primaire